La commune de Beloeil prend une initiative à propos de l’accueil des migrants. Ainsi, les propriétaires de logements inoccupés qui mettront leur bâtiment à disposition des migrants pourront être exonérés de la taxe sur les immeubles bâtis inoccupés. Le conseil communal a approuvé le point.

"Nous avons été interpellés par une ASBL tournaisienne sur le sort des migrants notamment suite au démantèlement d’un camp sur l’entité de Tournai et nous avons été touchés, assure Michel Dubois (Bel’Elan), président de séance. Il est anormal de faire loger ces personnes dans des conditions inhumaines. Nous avons visité certains bâtiments communaux mais ils ne sont pas adaptés pour accueillir les migrants. Nous lançons donc un appel. Pas mal de gens ont la possibilité de mettre un bâtiment à disposition."

Il va sans dire que cette période hivernale est toujours critique pour les personnes qui n’ont pas les moyens de se loger.

Bastien Marlot (Pour l’avenir) a demandé si les conditions d’hébergement allaient être vérifiées avant de laisser ces personnes loger. "Elles seront encadrées par l’ASBL qui s’occupera de la literie et des repas, a répondu Michel Dubois. Il faut bien entendu que les logements proposés soient dans un état au moins à moitié correct."

Le conseil communal a accepté de modifier le règlement-taxe à propos des bâtiments inoccupés. Seront donc exonérés de la taxe les immeubles mis à disposition gratuitement par leur propriétaire dans le cadre de l’hébergement des personnes étrangères en transit sur le territoire communal pour l’année de taxation relative à la mise à disposition.

A noter que l’exonération sera d’application à partir du 1er janvier 2021 et que l’occupation doit être octroyée à titre gratuit.

Le président du CPAS, Christian Vandeputte (PS) a souligné que cette problématique, qui a par ailleurs été abordée par la conférence des bourgmestres, concernait les 23 communes de Wallonie picarde et que les communes devaient se montrer solidaires.

Alors que Michel Dubois précisait que les propriétaires taxés allaient recevoir un courrier leur expliquant la démarche, Pierre Marie Sprockeels (CAP) a demandé à la commune d’aller plus loin, en communiquant la nouvelle dans le bulletin communal. Mais pour lui, il ne faudrait pas faire double emploi non plus. "Je suis allé par exemple consulter un gros dossier au service de l’urbanisme et il entre dans les intentions de l’auteur de projet d’accueillir des familles de réfugiés. On pourrait donc se retrouver avec 8 ou 9 maisons accueillant des migrants. A-t-on une prise là-dessus ? Peut-il y avoir une collaboration avec la commune ?"