En l’absence du bourgmestre, souffrant, c’est Michel Dubois (Bel’Elan) qui présidait la séance du conseil communal. Une réunion qui a débuté par une remarque de Bastien Marlot (Pour l’avenir) au sujet de cette séance qui se tenait bien en présentiel et non en vidéoconférence comme son groupe l’avait suggéré aux autorités communales.

"Depuis mars et le début de la crise sanitaire, vous auriez dû être en capacité d’organiser le conseil en vidéoconférence. Au vu du contexte actuel, c’est recommandé. J’ose espérer que nous n’aurons pas à regretter notre présence ici pour nos proches."

Michel Dubois a fait remarquer que les convocations étaient parties avant l’aggravation de la situation sanitaire. "Et puis, nous souhaitions pouvoir tenir des débats sereinement et que tout le monde puisse s’exprimer."

Mais Bastien Marlot est revenu à la charge. "Si ces conditions sanitaires devaient perdurer, nous activerions le droit d’un tiers des membres du conseil à demander la tenue de la séance par vidéoconférence."

Pas de consensus

Autre sujet polémique, la fermeture des écoles jeudi et vendredi. Depuis mercredi soir donc, les écoles du réseau communal de l’entité de Beloeil sont fermées. Pourquoi pas les autres ? C’est la question posée par Bastien Marlot, qui s’était informé au préalable.

Le conseiller a ainsi fait remarquer que la direction d’une école libre de Basècles, Saint-François pour ne pas la nommer, avait été contactée dans ce cadre et qu’heureusement, elle n’a pas de cas, mais que la direction de l’école fondamentale autonome de la fédération Wallonie-Bruxelles, à Quevaucamps, ne l’avait pas été.

"Dans un souci de cohérence, pourquoi ne pas avoir contacté l’ensemble des écoles du territoire avant de prendre une décision ? Dans d’autres communes, comme à Péruwelz, toutes les écoles ont été fermées."

Alicia Vandenabeele (PS), échevine de l’enseignement, lui a répondu. "Lundi, nous avons décidé de faire fermer l’académie car on avait des cas dans les élèves et des difficultés à engager du personnel d’entretien pour remplacer les gens absents. A cela, des certificats médicaux sont venus s’ajouter et il n’aurait pas été possible d’assurer la sécurité de nos gamins jeudi et vendredi. Quand nous avons contacté une première école d’un autre réseau, à Basècles donc, il y a eu une levée de boucliers en ce sens qu’eux n’avaient pas de cas et qu’ils souhaitaient continuer, comme le décret le leur permet d’ailleurs. Dès lors, à partir du moment où il n’y avait déjà pas de consensus, nous n’avons pas été plus loin dans les démarches."

Bastien Marlot a trouvé la réponse assez surprenante. "Oui, parce que si vous aviez contacté la directrice de l’école de la fédération Wallonie-Bruxelles à Quevaucamps, elle aurait été d’accord de fermer puisqu’elle a quatre personnes absentes dans son personnel."

Pour info, mercredi soir, la directrice de Quevaucamps était elle-même sous oxygène…

A Beloeil, quand on connait les sensibilités des uns et des autres, il paraît certain que la guéguerre politique autour de l’enseignement a encore de beaux jours devant elle…

© Devaux