Le conseil commun Ville-CPAS aura donné l’occasion à la directrice générale communale Véronique Bilouet et à son homologue du CPAS Mariella Caciatto de présenter les synergies entamées et à venir entre les deux institutions.

Parmi elles, il en est une pour le moins singulière, à savoir l’éco-pâturage. “C’est fin 2019 que ce projet a été mis à la réflexion, souligne Véronique Bilouet. La volonté est de permettre, avec la collaboration de la Province de Hainaut et de la fondation rurale de Wallonie, l’entretien des espaces verts de l’entité grâce à des chèvres et des moutons. Ce projet engendrerait en plus l’insertion socioprofessionnelle de plusieurs personnes par le biais d’un contrat de travail en article 60, notamment concernant l’encadrement et le suivi des animaux.”

Pas d’huile de bras, non, ni tondeuse ni débroussailleuse, mais bien des animaux qui en se baladant et en mangeant assurent le job !

En réponse à la question de la conseillère Bénédicte Vanwijnsberghe (ex-6tem-ic), il a été signifié que c’est la Province qui se chargera de fournir les animaux. L’administration communale s’occupera quant à elle de désigner les espaces à entretenir et elle veillera par le biais de son service travaux à réaliser des clôtures.

“Ce projet a connu un coup d’arrêt en raison de la crise sanitaire, mais il reste toutefois bien d’actualité et sa mise en œuvre se poursuit”, a assuré la directrice générale.

À la base, la Province de Hainaut avait développé ce concept d’éco-pâturage afin d’entretenir ses espaces verts et désormais, elle vient aussi en soutien aux communes désireuses de mener à bien ce type de projet. À Bernissart, le CPAS et la commune vont donc travailler main dans la main à la concrétisation de cet éco-pâturage.

Dix personnes pour les cimetières et les sentiers

Parmi les synergies développées entre le CPAS et la commune de Bernissart figure aussi le travail des éco-cantonniers. Le CPAS dispose d’un service éco-cantonniers/ouvriers polyvalents.

“Ces personnes engagées avec un contrat de travail sur pied de l’article 60 sillonnent l’entité et assurent le ramassage des déchets aux abords des routes. Elles veillent aussi à l’enlèvement des trop nombreux dépôts clandestins, a fait remarquer Véronique Bilouet. En plus, chaque semaine, le service assure le ramassage des poubelles de l’administration communale et de certaines poubelles publiques. Cet outil est basé sur l’insertion socioprofessionnelle. Et depuis quelques mois, une dizaine de personnes, dont une femme, sont mises à disposition de l’administration communale au service travaux et œuvrent notamment au niveau des cimetières.”

Luc Wattiez (PS), échevin des finances, a souligné l’importance de ces dix personnes engagées elles aussi en article 60 pour s’occuper des cimetières et des sentiers. “Tout le monde est gagnant. Pour la commune, ça permet d’avoir dix personnes en plus et ce capital humain est important. En augmentant le capital humain, on peut faire plus de choses. Cette expérience sera reconduite au niveau du budget 2021. L’avantage pour le CPAS, c’est qu’un article 60 est remboursé plus qu’un revenu d’insertion. À l’avenir, notre fonds social sera revu à la hausse. On ne veut pas tendre vers le zéro revenu d’insertion mais nous voulons par contre mettre en place une politique d’insertion professionnelle réaliste. Leur travail évitera aussi à certains de poster d’horribles photos sur les réseaux sociaux qui nuisent à l’image de Bernissart.”