Le conseil communal de Bernissart s’est lui aussi penché sur la prise de participation de l’intercommunale Ideta dans la création de NEOVIA avec pour objectif de mener des projets transversaux de production locale d’énergie renouvelable et durable (panneaux photovoltaïques sur les bâtiments publics et/ou bornes de rechargement CNG pour les véhicules communaux).

Le conseiller Laurent Deweer s’est dit sceptique. "Des imbrications de différentes intercommunales pour des panneaux photovoltaïques, n’est-ce pas juste un truc pour placer des administrateurs ?"

Le bourgmestre a directement répondu qu’il n’y aurait pas de jeton de présence pour les représentants de la nouvelle structure. "Ce sont des mandats à titre gratuit. Et si on n’approuve pas cette création, ça peut entraîner un manque de soutien et donc des subsides en moins, alors qu’avec un ensemble de communes et des marchés globalisés, nous sommes beaucoup plus puissants pour aller chercher des subsides."

Hélène Wallemacq (Ecolo) a fait remarquer qu’il y aurait dans cette structure de la place pour des coopératives citoyennes.

"La redevance à payer sera calculée sur base des économies réalisées, a ajouté le bourgmestre. Ces panneaux seraient faciles à installer sur des bâtiments à toit plat. Si nous pouvions un jour atteindre l’autonomie énergétique en équipant en panneaux solaires des bâtiments tels que l’Acomal, la maison rurale et le centre omnisports, ce serait vraiment pas mal d’économies. La commune devra payer le tiers investisseur si elle fait appel à un projet. Actuellement, il n’y a pas de projet et donc rien à payer, mais si nous en lançons, il y aura une redevance à payer sur une partie des économies réalisées."

Le point est passé moyennant deux votes négatifs et trois abstentions.