Beloeil - Péruwelz - Leuze

Le conseil communal de Bernissart vient d’adopter une motion garantissant à chacun une vie décente. 

"Une motion reçue du CPAS de Tournai", a souligné le bou rgm es tre , Roger Vanderstraeten (PS). "De nos jours, aller par exemple au restaurant devient de plus en plus difficile pour bon nombre de personnes."

Concrètement, le conseil demande au gouvernement fédéral et à l’ensemble des présidents de partis d’œuvrer au relèvement du revenu d’intégration sociale au-dessus du seuil de pauvreté dès l’élaboration du budget 2020 afin que chacun puisse faire face aux dépenses du quotidien. Pour rappel, le montant du RIS tel qu’indexé au 1er septembre 2018 est de 607,01 € pour un cohabitant, 910,52 € pour un isolé et 1 254,82 € pour une personne avec famille à charge.

Sur Bernissart, quelques chiffres valent mieux qu’un long discours. Ainsi, entre 2012 et 2018, le nombre de bénéficiaires du revenu d’intégration sociale (RIS) a explosé, passant de 98 à 176. Avec bien entendu des impacts financiers, le coût grimpant de 609 000 € en 2012 à 1,236 million en 2018. Dès lors, Bernissart sollicite de la part de l’État une intervention plus importante dans le remboursement du revenu d’intégration. Mais ce n’est pas tout. "Il faut apporter un plus par rapport au salaire minimum du travailleur en activité afin qu’il ait droit aux mêmes égards", a poursuivi Roger Vanderstraeten. "Certains travailleurs ne gagnent pas tellement et le travail doit être rémunéré à sa juste valeur. Il est logique d’ajuster le salaire minimum."

Pour Aurélien Mahieu (6tem-ic), qui ne remet pas en cause la motion, il faut aussi œuvrer à la diminution du nombre de bénéficiaires du revenu d’intégration ainsi que du taux de chômage "afin de ne pas tomber non plus dans l’assistanat". Bref, fournir des pistes aux personnes pour qu’elles parviennent à s’en sortir. "Le travail du plan de cohésion sociale va justement dans ce sens et est important", a indiqué le bourgmestre.

La motion sera par ailleurs envoyée notamment au Premier ministre, à l’ensemble des présidents des partis francophones et au président de la Chambre.