Décidément, le fameux appel à projets Communes pilotes Wallonie cyclable qui a fait l’objet d’une subsidiation pour certaines communes ayant rentré un dossier continue à alimenter les débats dans les conseils communaux.

C’est ainsi que Didier Delpomdor, chef de file 6tem-ic, a souhaité savoir pourquoi Bernissart n’avait pas remis sa candidature dans le cadre de cet appel visant à améliorer les conditions de la pratique du vélo au quotidien.

"Contrairement à nos communes voisines de Péruwelz, Leuze ou Saint-Ghislain, Bernissart n’a pas transmis sa candidature à un appel à projets pouvant prétendre à une subvention plafonnée à 300 000 €. Pourquoi ? L’absence d’un(e) conseiller(ère) en mobilité n’était pas bloquant dans le sens où l’appel à projets précisait que la personne responsable du dossier de candidature ou de la politique relative au vélo au sein de l’administration communale pouvait le devenir en participant à la formation organisée par le SPW. Le groupe 6tem-ic s’étonne d’autant plus que le programme du PS en 2018 faisait mention d’instaurer la fonction de conseiller en mobilité et celui d’Ecolo évoquait la création d’un plan communal de mobilité et l’organisation de formations Brevet du cycliste à l’attention des élèves de 5e primaire avec l’appui d’une association cycliste."

Didier Delpomdor a précisé que le ministre de la mobilité préparait déjà une suite à cet appel à projets pour les années 2022-2024. "Le groupe 6tem-ic souhaite que la commune de Bernissart ne passe pas à côté de cette seconde manche."

Pas que des conseillers !

Pour Maud Wattiez (Ecolo), échevine en charge de l’environnement et de la mobilité, "c’était très intéressant mais en interne en tout cas, avec les agents actuels diplômés du niveau supérieur que nous avons, la plupart sont déjà sur des projets subsidiés et on ne pouvait pas leur rajouter cette casquette. D’autre part, nous avons déjà un agent qui s’occupe des aspects relatifs à la mobilité mais qui n’entrait pas dans les conditions pour pouvoir participer à cette formation alors qu’il en a les compétences. Il faudra en être conscient à l’avenir. Ce sera une priorité quand un agent sera engagé. Ce n’est pas une thématique dans laquelle on peut improviser. On ne fait pas un dossier mobilité en trois mois. C’est le boulot d’une personne, qui doit connaître la commune au sens large et prendre en compte les nationales, les petites routes, les vélos, les piétons et les voitures. J’y serai très vigilante."

Roger Vanderstraeten (PS), le bourgmestre, a assuré que lui ne le sera pas ! "On ne va tout de même pas engager un agent par projet et on ne va pas engager que des conseillers. Recevoir 300 000 € de subsides mais devoir engager une personne à 60 000-70 000 € par an, ça me semble difficile."

A la question d’Aurélien Mahieu (6tem-ic) qui demandait s’il n’y avait pas moyen d’externaliser cette compétence, le bourgmestre a répondu que Bernissart agissait déjà de la sorte pour le conseiller en énergie, qui était mis à disposition de plusieurs communes. "Je ne suis pas fermé à l’idée d’avoir une personne qui travaille sur d’autres communes."