Le projet du plan communal d’aménagement révisionnel de Bernissart Lac a été adopté à l’occasion du conseil communal. Ce plan révisionnel comprend un projet de construction de 175 nouveaux logements aux abords du lac. Si le projet en séduit certains, il inquiète pas mal de citoyens et c’est ainsi que l'association Natur'au lac a vu le jour.

La ministre Tellier avait confirmé que l’avis de l’administration était favorable moyennant le respect d’un certain nombre de conditions. "Le projet a été sujet à modifications, avec par exemple l’inscription d’une zone d’habitat restreinte à la zone sud du lac, dans la prolongation de la zone d’habitat existante et une petite partie de l’autre côté de la rue des Iguanodons. La zone de loisirs sera également restreinte à une surface autour des installations d’accès au lac de Bernissart. Le solde du périmètre autour du lac sera inscrit en zone d’espace vert. La zone de lac reste inchangée", avait souligné la ministre.

Pour rappel, une enquête publique avait été menée. "Elle a donné lieu à 37 réclamations individuelles introduites dans les délais. Un courrier annonçant qu’une pétition en ligne aurait recueilli près de 40 000 signatures a été déposé le 16 mars, soit largement en dehors de la période d’enquête publique et, de plus, cette pétition en ligne n’était pas adressée au collège et ne doit donc pas être prise en compte dans le cadre de cette enquête publique", indique-t-on à la commune.

A la suite de l’enquête publique, le collège avait soumis le dossier à la CCATM et aux autres instances utiles (Région wallonne, parc naturel…) qui avaient 60 jours pour remettre un avis.

Ces avis sont favorables et conditionnés en fonction des sensibilités de chaque département. Le PCAR vise à empêcher la mise en œuvre d’un permis délivré à l’époque pour la création possible par le propriétaire privé de 500 chalets et qui ne correspond plus à la réalité d’un développement touristique.

Même si des mesures de limitation de la vitesse des véhicules, de promotion des modes de déplacements doux et de lutte contre la pollution des sols sont programmées, les détracteurs du projet estiment que l’environnement (faune, flore, biodiversité, paysage…) sera dénaturé. Mais des voix s’élèvent aussi pour souligner que ce projet permettrait de dynamiser le site et d’augmenter sa fréquentation par les promeneurs. Reste à voir si un promoteur va se montrer intéressé. Car le chemin sera long.