Ce n’est pas une saga, tout au plus un feuilleton. Le conseil communal de Bernissart, ce n’est pas une surprise, introduit un nouveau recours par rapport au financement de la zone de secours.

Le 4 janvier, le conseil avait décidé à l’unanimité d’introduire un recours auprès de la ministre de l’Intérieur contre l’arrêté du gouverneur fixant les dotations communales 2021 à la zone de secours Wapi. Le 26 janvier, la ministre annulait l’arrêté en question pour manque de motivations suffisantes. Or, le 18 février, le gouverneur a pris un nouvel arrêté maintenant les montants.

Avec les autres communes concernées que sont Péruwelz, Antoing, Lessines et Comines et sur les conseils d’un avocat, le conseil communal de Bernissart a voté un nouveau recours à l’unanimité.

"Les arguments du nouvel arrêté étaient quasi identiques, a indiqué le bourgmestre, Roger Vanderstraeten. La clé de répartition n’a pas changé et ne prend pas en compte les spécificités des communes, comme le taux de chômage par exemple."

Au passage, le bourgmestre a insisté pour rappeler que "le recours n’est pas rentré contre l’organisation et le fonctionnement de la zone de secours mais bien contre le mode de financement. On se rend compte que la refonte de la zone de secours, avec une place plus importante pour les pompiers professionnels, n’est pas une si mauvaise chose. Nous avons la chance d’avoir avec Mr Lowagie un chef de zone à la hauteur et qui a à cœur de rendre service à la population. Les hommes du feu sont notamment intervenus pour apporter une aide dans le cadre de la crise sanitaire."

Concernant le financement, les Provinces vont intervenir à hauteur de 20% et ce financement provincial atteindra 60% dans trois ans.

"Alors que le souhait est toujours de voir, à terme, le fédéral assurer les 50% du financement des zones comme c’était prévu au moment de l’installation de ces zones de secours. Il y a eu une interpellation parlementaire à ce sujet", a souligné le bourgmestre.

Les travaux de la future caserne de Blaton avancent bon train. Laurent Deweer, conseiller de l’opposition, a demandé à ce sujet si le commandement allait occuper une des trois nouvelles casernes. "Le commandement est installé à Orcq et y restera, a répondu le bourgmestre. Les trois casernes en cours de construction dans la région, dont celle de Blaton, seront des antennes et leur priorité ira à l’intervention."

Autrement dit, les services administratifs resteront bel et bien là où ils sont pour l’instant, à Orcq.