Trois centimètres de neige et rien ne va plus : c’est le message qu’a voulu délivrer le bourgmestre par rapport aux récentes conditions climatiques.

Le conseil communal a abordé l’application de l’article d’urgence à propos de l’acquisition de sacs de sel de déneigement. Le stock est arrivé à épuisement après les dernières chutes de neige et il était donc impératif d’en acquérir en suffisance pour pouvoir assurer la sécurité d’endroits spécifiques, comme les entrées des écoles. La dépense sera de l’ordre d’un peu plus de 500 €.

Est ensuite venu le moment des questions. Bénédicte Vanwijnsberghe souhaitait savoir si la commune ne pouvait pas mettre du sel à disposition des citoyens.

"Le règlement communal ne le stipule pas et en plus, ce ne sont pas 500 € mais sans doute des milliers d’euros qu’il aurait alors fallu dépenser, a répondu Roger Vanderstraeten. Chaque citoyen est tenu d’entretenir son trottoir."

Didier Delpomdor (6tem-ic), lui, tout en remerciant le personnel communal pour le travail fourni pour déneiger, s’est dit perplexe. "Je m’inquiète des directives reçues par les ouvriers communaux car l’épandeuse n’est passée dans certaines rues que quelques jours après les chutes de neige et sur demande des citoyens au service travaux. Notre groupe pense qu’une bonne communication sur un itinéraire de passage de l’épandeuse, avec une communication sur le site de la commune, pourrait rassurer les citoyens et leur permettrait d’adapter leur parcours. Cela éviterait aussi les remarques et reproches destinés aux ouvriers communaux."

Quelles rues prioritaires ?

Pour le bourgmestre, il est faux de dire que le travail n’a pas été réalisé correctement puisque la procédure a été respectée.

"Depuis 2009, concernant le sablage des voiries, une personne, à savoir un chauffeur, est désignée de garde pour la semaine en période hivernale et en cas de besoin, cette personne prend un équipier pour sabler. La récupération des heures se fait ultérieurement. La priorité est donnée aux circuits de bus, aux voies d’accès aux autoroutes et aux carrefours principaux. Dans ce cas, quatre tonnes de produit de sablage sont nécessaires, a détaillé le bourgmestre. En cas de nécessité absolue, nous pouvons étendre l’action sur les autres voiries avec une attention particulière pour les rues à fort dénivelé, comme la rue de la Montagne. Une deuxième équipe intervient alors durant les heures de travail. Ces circuits combinés nécessitent 10 tonnes de produit."

Concernant les écoles, le bourgmestre signale que les accès principaux sont dégagés et qu’un sac de produit a été déposé dans chaque cour. La manière de faire est identique pour les cimetières et bâtiments publics.

Pour Roger Vanderstraeten, il ne faut pas priver les enfants non plus des plaisirs d’hiver. "On a des assurances pour ça. Je ne souhaite pas que les enfants se blessent mais j’ai vu beaucoup d’enfants heureux car il y avait de la neige."

L’échevin Luc Wattiez a ajouté que "les enseignants augmentent même la durée des récréations afin que les enfants puissent jouer."

Pour le reste, a repris le bourgmestre, "nos services ont fait ce qu’il fallait pour assurer un minimum de sécurité aux gens. Je peux aussi vous rassurer : dans la rue où j’habite, il n’y a eu aucun sac de déversé. De toute façon, si on met du sel dans une rue mais qu’il n’y a pas de passage, ça ne sert à rien. J’ai aussi entendu des critiques car on n’a pas salé les cours d’école. Mais jamais on ne l’a fait."

A propos du prix du déneigement, le bourgmestre a rappelé qu’une tonne en big bag coûtait 238 € TVAC. "Pour la semaine du 8 février, nous avons utilisé 18,3 tonnes de produit, soit 4 355,4 €. Faire un marché public groupé est dangereux, car on ne sait pas prévoir le type d’hiver que nous allons avoir. En 2018-2019 et 2019-2020, nous n’avons pratiquement rien eu. Commander trop de sel est hasardeux car même à l’abri, le produit se dégrade assez vite et doit être jeté."

Pour conclure, Roger Vanderstraeten s’est voulu légèrement ironique. "Quand on se rend compte qu’on a eu deux jours de neige, heureusement que nous n’avons pas eu six mois…"