C’est un peu une saga. Le conseil communal de Bernissart a été sollicité pour donner l’autorisation au collège d’introduire un recours en annulation au Conseil d’Etat à l’encontre des arrêtés de la ministre de l’Intérieur et du Gouverneur relatifs aux dotations communales à la zone de secours.

"Le 8 mars dernier, le conseil avait introduit un recours auprès de la ministre contre l’arrêté du Gouverneur et le 31 mars, la ministre a rejeté ce recours, a détaillé Véronique Bilouet, la directrice générale. Notre avocat a estimé que nous pouvions aller au Conseil d’Etat car la ministre ne répond pas aux arguments développés."

En réalité, la position de Bernissart ne change pas. "Par exemple, rien ne permet de comprendre pourquoi le chiffre de la population résidentielle est pris en compte à hauteur de 97% et celui de la population active à 0,5% alors qu’en 2017, le chiffre de population active comptait pour 10%, a précisé la directrice générale. Un recours au Conseil d’Etat est donc envisageable. Nous sommes la dernière commune à décider puisque la même démarche a été effectuée par Comines, Péruwelz, Lessines et Antoing."

Ce que les Bernissartois déplorent dans cette histoire, c’est que la décision ministérielle n’est pas motivée en tenant compte des spécificités locales de la commune. Le bourgmestre, Roger Vanderstraeten (PS), l’a répété. "Nous devons rester logiques par rapport à nos prises de position précédentes. Une nouvelle caserne se construit à Blaton et ce sera un avantage pour la commune, bien entendu. Encore une fois, et je l’ai signifié au commandant de la zone de secours Wapi Olivier Lowagie, nous ne remettons pas en cause la gestion de la zone mais bien la clé de répartition. Ce critère de 97%, ça ne va pas. Il faut tenir compte de la situation communale. Nous avons ainsi pas mal de demandeurs d’emploi. J’espère que ce problème de dotation sera vite résolu."