Le conseil communal de Bernissart a adopté le renouvellement du programme communal de développement rural. Parmi les objectifs figure l’attractivité des centres des différents villages. Mais pas seulement.

Au total, ce nouveau PCDR englobe 56 projets répartis en huit domaines thématiques sur l’entité. Certains pourront faire l’objet d’un financement par le biais de subsides issus directement du développement rural mais pour d’autres, il sera possible d’aller chercher des sources de financement différentes.

Evidemment, il ne sera pas possible de concrétiser ces 56 projets et surtout pas de les concrétiser en même temps. C’est pourquoi des priorités ont été dégagées.

Des projets possibles à mener à plus ou moins court terme ont été définis. Par exemple, l’aménagement du Kamara à Bernissart, un dossier scindé en deux parties, à savoir une maison de village d’une part et des logements et le café d’autre part. On citera aussi des logements pour jeunes dans l’ancienne conciergerie de l’école de Blaton, la rénovation du moulin de Blaton, l’éco-pâturage ou encore la revitalisation du cœur d’Harchies et de la place Croix.

Des moutons attendus.

Le collège a porté son choix sur deux fiches-projets : la rénovation et la valorisation de l’espace Kamara à Bernissart dans son volet maison de village et la création d’une structure d’éco-pâturage pour entretenir les espaces verts communaux.

"Concernant le Kamara, ici, on est donc bien sur le projet de maison de village, a précisé Camille Mestdag, gestionnaire de projets chez Ideta. On partirait plutôt sur une rénovation mais il faudra voir s’il n’est pas nécessaire de tout reconstruire."

Le dossier, en englobant les abords, se chiffre à 968 000 € TVAC avec 634 000 € de subsides. Quant à l’éco-pâturage, on est à 31 700 € dont 25 400 € de subsides. Le gouvernement wallon devrait avaliser le PCDR dans le courant de cette année 2021.

Aurélien Mahieu (6tem-ic) a demandé si les animaux choisis pour l’éco-pâturage ne pouvaient pas provenir de la SPA. "Difficilement faisable, selon la directrice générale, Véronique Bilouet. Il s’agit de races rustiques bien spécifiques. C’est la Province qui gère."

Claude Monniez (PS), président du CPAS, a précisé que "les moutons qui seront chargés de cette mission sont issus d’une race craintive et dont la viande n’est pas bonne."

Concernant les endroits où cet éco-pâturage est envisagé, pour répondre à la question de Bénédicte Vanwijnsberghe, certains ont déjà été ciblés mais rien n’a encore été officialisé.

"Il y aura également des activités participatives avec aussi des visites sur le terrain, un peu à la manière du réseau de mobilité douce initié en 2019", a expliqué Caroline Laroye, de la fondation rurale de Wallonie.

"Nous avons eu des échanges internationaux dans le cadre de la valorisation des crêtes à cayaux via un programme Interreg, a rappelé Nathalie Squerens, autre représentante de la fondation rurale de Wallonie. D’ailleurs, une reconnaissance de ce patrimoine par l’Unesco a été actée, mais pas pour la Belgique. A ce sujet, nous avons été chargés par l’agence wallonne pour le patrimoine de rentrer une demande de reconnaissance des crêtes à cayaux pour la Fédération Wallonie-Bruxelles auprès de l’Unesco. C’est en cours."

Dernièrement, notamment du côté du Préau à Bernissart et à la résidence des Groseilliers à Blaton, des projets de plantation participative et de verdissement des quartiers avec les habitants, petits et grands, ont aussi été menés avec le concours de la fondation rurale de Wallonie.