Les agents engagés sous statut article 60 au niveau du cimetière de Blaton ne disposent pas d’endroit pour se soulager et doivent prendre leur repas… dans la morgue. Cette situation, jugée scandaleuse par le groupe Oxygène-IC, a été mise sur la table des débats par les conseillères communales Anna-Lucie Papantonio et Martine Marichal. "C’est honteux et indigne." Elles demandent qu’une cabine soit au moins prévue pour les agents.

Le bourgmestre a avancé des explications et a aussi effectué une mise au point. "Je rappelle qu’il est interdit aux conseillers communaux d’intervenir directement auprès du personnel communal. Il faut passer par le chef du personnel. Par ailleurs, après avoir fait part de vos doléances aux agents, je peux vous dire que s’il n’y a pas de réfectoire, c’est à la demande justement du personnel, qui peut ainsi terminer plus tôt en faisant un service continu et en ne décomptant pas la pause de midi."

Ici, le sujet concerne le personnel engagé par le CPAS. "Et ça relève donc du conseil de l’action sociale où vous avez un représentant, a indiqué Claude Monniez, président du CPAS, au groupe Oxygène-IC. Consigne a été donnée si besoin de revenir vers les locaux du CPAS, situés à 300 mètres du cimetière, aussi bien pour y prendre les repas que pour utiliser les sanitaires. Le même procédé est d’application pour les éco-cantonniers."

L’échevine Maud Wattiez est allée voir la personne concernée, qui lui a signifié que ça ne l’intéressait pas de se rendre au CPAS.

Pour le bourgmestre, "si le personnel veut un réfectoire sur le chantier, je n’y vois pas d’inconvénients, mais alors les ouvriers finiront plus tard et je crois que ça ne fait pas leurs affaires."

Pour Martine Marichal, alors, "en article 60, dans des endroits comme le cimetière, dépourvus de toilettes, n’employez plus une personne de sexe féminin."

Pour le bourgmestre, il n’est pas question de faire de différences entre hommes et femmes et de placer des femmes uniquement à certains endroits et pas à d’autres pour effectuer un travail. "Si la personne avait fait la demande pour installer quelque chose, pas de problèmes, mais ce n’est pas le cas."