Les bourgmestres des sept communes de Wallonie picarde impactées par le tracé de la Boucle du Hainaut (réseau 380 kV) et l’équipe d’Ideta se sont réunis ce mardi matin dans les bureaux de l’intercommunale. "Réunir les bourgmestres et se concerter pour s’exprimer d’une même voix était primordial", indique Bruno Lefebvre, président d’Ideta

Les sept bourgmestres sont unanimes. "C’est non au tracé tel qu’il est proposé actuellement par Elia !"

Des propositions et alternatives seront réfléchies et amenées par Ideta et les communes afin qu’elles soient examinées lors de l’étude d’incidences. "Refuser sans proposer d’alternatives reviendrait à devoir assumer un tracé qui ne convient pas à nos citoyens", assure Bruno Lefebvre.

Dans les communes concernées par le projet, des collectifs citoyens dénoncent le tracé et demandent des réponses claires concernant l’impact sanitaire et environnemental. Les bourgmestres ont entendu l’appel des citoyens et la réunion de ce matin a d’ailleurs déjà abouti à des pistes concrètes.

Le président d’Ideta annonce vouloir réclamer une étude sanitaire auprès de la ministre wallonne de la Santé afin de lever toute ambiguïté sur l’impact sanitaire humain et animal des lignes à très haute tension et de définir des normes d’exposition en Wallonie. Il souhaite aussi demander à l’Observatoire de la Santé du Hainaut de se pencher sur les études réalisées sur les effets des champs électromagnétiques sur la santé. Enfin, Bruno Lefebvre entend solliciter l’UMONS pour une cartographie objectivée des besoins en électricité sur le territoire de la Wallonie picarde.

Toutes les remarques et alternatives, telles que deux lignes de 150kV en enfouissement plutôt qu’une ligne de 380 kV aérienne, seront analysées par un bureau indépendant (mandaté par le Gouvernement wallon) lors de l’étude d’incidences.