Suite à une question du député wallon Hervé Cornillie (MR) à la Ministre de la Sécurité routière, Valérie De Bue, la dangerosité du carrefour a été réanalysée.

Récemment, le carrefour de la Bécasse à Quevaucamps a encore une fois fait parler de lui avec un accident mortel. Situé au croisement de la N50 et de la N506, les accidents y sont fréquents.

En 2008 déjà, Chantal Bertouille interpellait le ministre de l'époque afin de réclamer des aménagements de sécurité complémentaires et la transformation du carrefour en rond-point. Le MET (ancêtre du SPW) et la Direction des routes de Mons avaient jugé le carrefour comme ne présentant pas de danger particulier. L'étude pour des aménagements supplémentaires n'a donc pas eu lieu.

Les fréquentes mauvaises nouvelles au sujet du carrefour démentent néanmoins ces propos. Le député wallon Hervé Cornillie s’inquiète de la situation. Il a interrogé la Ministre de la Sécurité routière sur le sujet. "Existe-t-il des chiffres précis concernant les accidents/incidents ayant eu lieu au carrefour en question ? Le SPW estime-t-il toujours ce dernier comme sans danger ? Si oui, peut-il réévaluer la situation ? Sinon, des aménagements supplémentaires de sécurité sont-ils en considération ? Qu'en est-il de la suggestion des riverains d'y instaurer un rond-point en lieu et place des feux de signalisation ?"

Le carrefour jugé zone à risque

"Les statistiques des accidents corporels relevés par les services de police permettent de repérer objectivement les lieux de concentration d'accidents de la circulation", répond la ministre. En effet, une moyenne de deux accidents corporels par an est observée à hauteur du carrefour (supérieur à la moyenne régionale). Le carrefour de la Bécasse est donc jugé zone à risque.

Selon l’analyse effectuée, les accidents s'y produisent souvent de jour. "Afin de bénéficier d’une analyse objective et détaillée de la situation du carrefour, j’ai demandé que le carrefour en question soit examiné lors de la prochaine commission provinciale de sécurité routière rassemblant tous les acteurs concernés comme les autorités locales, la zone de police, les divers services de l'administration régionale dont le service spécialisé de la sécurité des infrastructures routières et le TEC. La commission déterminera les mesures appropriées et concertées sur le court, moyen et long terme pour y améliorer la sécurité tout en tenant compte des différentes contraintes", précise la ministre.