Le président du CPAS, Christian Vandeputte (PS), interrogé par Alain Carion (Pour l’avenir), a fait le point sur la situation Covid au sein du home du CPAS Les Bruyères à Grandglise. Epargnée lors de la première vague, la maison de repos ne l’a cette fois pas été.

"Sur nos 54 résidents, nous avons eu 8 décès. Il s’agissait de personnes qui connaissaient déjà d’autres problèmes de santé. Dès lors, pour les personnes déjà plus faibles, l’issue est celle que nous connaissons. Nos résidents qui sont en meilleure santé à la base s’en tirent mieux. Sur les 46 autres résidents, 12 n’ont pas encore été infectés. Ce qui nous fait dire que tout le monde va être infecté, même en prenant un maximum de précautions. Beaucoup de résidents qui ont été touchés n’ont plus de problèmes. Il reste quatre résidents pour lesquels la situation est plus problématique et qui sont sous assistance respiratoire."

Christian Vandeputte a expliqué que le personnel infirmier avait lui aussi trinqué. "Le personnel le plus proche des résidents est celui qui est le plus impacté. A un moment donné, il nous restait en tout et pour tout une infirmière ! La situation pour notre personnel est nettement meilleure maintenant puisqu’il nous reste trois cas positifs sur 45 personnes qui y travaillent au quotidien. Encore une fois, la situation semble s’améliorer. Il y a trois semaines, c’était autre chose et je n’ai pas toujours bien dormi."

Christian Vandeputte a encore précisé qu’il y avait actuellement 10 lits vides, conséquence notamment des décès évoqués ci-dessus. Le président du CPAS a ajouté qu’il y avait pas mal de demandes pour entrer au home mais qu’évidemment, la situation actuelle ne permettait pas de nouvelles entrées et qu’il fallait attendre.