À la fin du conseil communal de Bernissart, l’échevin des finances Luc Wattiez (PS), qui présidait la séance en l’absence du bourgmestre, est revenu sur le refus de la ministre du Bien-être animal, Céline Tellier (Écolo), et du ministre de l’Aménagement du territoire, Willy Borsus (MR), d’accorder à la société Happy Dogs basée à Blaton un permis unique visant à régulariser un élevage professionnel de chiens bergers australiens. "Pendant les vacances, j’ai entendu beaucoup de choses et plusieurs d’entre vous s’étaient exprimés afin de dire leur mécontentement concernant cette demande. Le PS n’a encore rien dit à ce sujet mais nous sommes très contents que ces deux ministres se soient manifestés en ce sens."

Le collège de Bernissart avait remis un avis favorable sous conditions, mais Luc Wattiez a tenu à rappeler le contexte. "À la base, nous avions remis un avis défavorable, mais le fonctionnaire délégué nous a invités à émettre un avis favorable en nous expliquant qu’une nouvelle législation allait se mettre en place et que de toute façon, ce sont les ministres qui auront le pouvoir de statuer. Nous avons donc émis un avis favorable sous conditions tout en étant aussi mécontents que vous", a assuré Luc Wattiez, s’adressant à l’opposition. C"’est la fin de cette plaisanterie ridicule d’élevage qui ne mène à rien, où on fait tout et n’importe quoi. Maintenant, la problématique concerne aussi d’autres élevages hors de notre commune et le nouvel arrêté va être pris quant au respect de certaines normes pour ce type d’élevage. Le Gouvernement wallon souhaite légiférer en la matière et cette entreprise, comme d’autres d’ailleurs, devra se soumettre aux règles établies."

Maud Wattiez (Écolo), échevine en charge du bien-être animal, a également tenu à réagir. "Nous nous associons à ce qui vient d’être dit. Il faut préciser qu’on voyait le permis urbanistique dans son ensemble puisqu’il était question ici d’un permis unique qui englobait le bien-être animal mais aussi des exigences urbanistiques. Nous avions remis un avis favorable sous des conditions très restrictives qui annonçaient sans doute l’arrêté de la future législation. Je rappelle aussi qu’il s’agissait d’une demande de régularisation et que cet élevage de Blaton continue à fonctionner. Le schmilblick se poursuit et nous resterons donc vigilants."