En l’espace d’une semaine, la situation sanitaire s’est considérablement dégradée au sein de l’école fondamentale autonome Bernard Duhant, à Quevaucamps.

Après l’annonce d’un premier élève infecté par le coronavirus le 29 novembre, le nombre de cas n’a fait que progresser au cours de la semaine passée. Se référant aux avis des autorités sanitaires compétentes, la responsable de l’établissement belœillois a pris ses responsabilités en fermant, dans un premier temps, deux classes primaires.

Ce dernier week-end a encore été très chahuté pour la directrice Sylvia Spitalieri qui, sur les recommandations de l’AViQ et du PMS, a dû se résoudre à fermer l’ensemble de l’implantation.

"On est en état de siège, nous dit Mme Spitalieri, La situation est devenue ingérable durant le week-end puisqu’il a fallu fermer trois classes de maternelles et deux autres de primaires suite à la détection de nouveaux cas positifs. Au total, sept de nos dix-huit classes ont dû garder portes closes en seulement cinq jours. Une vingtaine d’enfants, au moins, sont contaminés. "

Une fermeture de sept jours

Rappelons que les normes sanitaires en vigueur imposent une fermeture de classe à partir de deux cas positifs (contre trois précédemment).

Depuis ce lundi 6 décembre, jour de la Saint-Nicolas, quelque 350 écoliers de maternelles et primaires, ainsi qu’une cinquantaine de membres du personnel (enseignants, employés administratifs, ouvriers…) sont donc en quarantaine.

La fermeture de l’école de Quevaucamps concerne une période de sept jours. "Les élèves et le personnel doivent se soumettre à un testing, aux jours 1 et 7, et si c’est négatif, ils pourront réintégrer l’école. Pour les parents qui refusent de faire tester leurs enfants, une quarantaine de dix jours devra être observée ", précise la directrice de l’école Bernard Duhant, située le long de la rue Joseph Wauters.

À l’exception des enfants des deux classes de primaire fermées au début de la semaine dernière, les autres retrouveront, au plus tôt, le chemin de l’école le mercredi 15 décembre (NDLR: pour trois jours seulement puisque le gouvernement a décrété un arrêt des activités scolaires la semaine du 20 décembre).

Une communication efficace

Il est peu probable que les élèves qui subiront leur second test, lundi prochain, aient les résultats avant le lendemain. Même si son téléphone a chauffé ces derniers jours et qu’il a fallu, dans l’urgence, prendre les mesures qui s’imposaient, Mme Spitalieri se réjouit d’avoir pu rapidement prévenir les parents.

"Il est heureux que l’on soit reconnu comme une école numérique. Grâce à la plateforme Konecto, pratiquement toutes les familles étaient au courant, dimanche soir à 18 heures, de la fermeture de l’école. On a juste dû contacter par téléphone une dizaine de parents", indique la directrice.