Il y a quelques mois, les communes ont installé les fameux PAV, autrement dit points d’apport volontaire de déchets. Ce système, composé de conteneurs enterrés, a pour vocation de permettre au citoyen de se débarrasser de ses déchets organiques mais aussi des déchets ménagers résiduels.

Pour rappel, le bourgmestre, Lucien Rawart (MR) avait signifié fin 2019 l’installation de 17 PAV dans toute l’entité, donc en ville mais aussi un par village (deux à Pipaix).

"L’utilisation de ces PAV implique un changement de comportement et il faudra bien entendu l’adhésion du citoyen" , avait dit le bourgmestre.

Justement, plusieurs mois donc après les effets d’annonce, les PAV sont-ils utilisés ?

À Leuze, les chiffres reçus d’Ipalle sont encourageants. Ainsi, 494 ménages fréquentaient les PAV en déchets ménagers résiduels fin mars, chiffre qui est passé à 679 ménages fin juin et à 869 ménages fin août, soit 14,4 % des ménages Leuzois. "Et plus de 90 tonnes de déchets organiques ont été collectées sur les six premiers mois de 2020. Le confinement a joué un rôle favorable dans ce cadre", note Mélanie Lepape (Idées), échevine de l’Environnement.

Ces 90 tonnes, c’est donc ce qu’on ne retrouvera plus dans le sac-poubelle des Leuzois. Autant de tonnes aussi qui pourront être valorisées via par exemple la biométhanisation.

"Il y a une belle évolution mais il reste un gros travail de communication, poursuit Mélanie Lepape. Nous avons organisé des réunions avec notre éco-conseiller et le plan de cohésion sociale dans le but de sensibiliser le public. D’ici la fin de l’année et encore début 2021, des séances d’information seront organisées à propos du tri des déchets et de l’utilisation efficace des PAV. Nous sommes aussi en contact avec Ipalle à ce sujet."

De manière générale, les PAV installés dans les villages connaissent un beau succès de fréquentation. "Proportionnellement parlant, oui. Souvent, les gens qui habitent dans les villages possèdent une voiture et déposent leurs déchets dans les PAV en allant au travail. Par contre, les personnes rencontrant des problèmes de mobilité ont encore du mal à recourir aux PAV, même en ville" , souligne l’échevine.

L’enjeu n’est pas mince pour Leuze, qui souhaiterait rejoindre le peloton des bons élèves. En matière de production de déchets par an et par habitant, Leuze faisait partie il y a deux ans à peine des mauvais élèves de Wallonie picarde puisqu’elle se situait en 20e position sur 23 communes. On attend le prochain bulletin…