Electricité, huile, ou encore sauces, les gérants des friteries se grattent la tête avec la flambée des prix. Après le coronavirus, c'est le conflit russo-ukrainien qui inquiète de nombreux indépendants. Laurent, responsable de la friterie l'Arrêt 110 à Péruwelz se dit aujourd'hui être "impacté par tout".

"Il n'y a pas que l'augmentation de l'électricté mais aussi celle des sauces, des viandes ou encore les sachets en plastique utilisés pour les clients qui prennent des frites à emporter. En quelques mois, ils sont passés de 67 à 82,5 euros TVA comprise". 

"Je n'ai pas le choix"

Pour le moment, Laurent n'a décidé que d'augmenter ses viandes de 60 cents à la suite de la hausse actuelle et celle survenue en novembre. "En ce qui concerne les frites et les sauces, je ne compte pas toucher à leur prix. Ce ne sont pas les produits qui ont la meilleure marge bénéficiaire. Mes sauces sont toujours à 60 cents contrairement à d'autres friteries où le prix varie entre 80 cents et 1 euro. Pour ma part, il est inévitable de penser aux clients qui viennent chercher un paquet de frites et qui n'ont pas toujours les moyens de se payer des viandes". 
 
Face à ces flambées de prix, le tenancier de cette friterie a pris l'initiative de retirer quelques frigos ou encore des congélateurs. "Pour ma part, c'est déjà une bonne chose. J'ai également cessé de me procurer les viandes qui fonctionnaient moins auprès des consommateurs, je n'ai pas le choix", poursuit Laurent. 
 
L'Arrêt 110 constate déjà une nette baisse de la clientèle et une consommation quelque peu différente. "Au lieu de prendre deux viandes, les personnes n'en prennent plus qu'une. Avec les différents confinements, je remarque que la population à ce désir de voir autre chose et de se détendre. L'alimentaire ou les sorties au restaurant ne sont plus leur priorité. A long terme, j'ai des doutes qu'il y ait encore autant d'établissements de l'Horeca", conclut le responsable de la friterie située à Péruwelz.