Lors du conseil communal du 29 juin, à huis clos et par bulletins secrets, la nomination d’une institutrice communale maternelle avait été refusée (10 votes pour, 10 votes contre). Or l’enseignante, qui avait rentré sa candidature, répondait aux conditions de nomination.

Et c’est cette fois en séance publique, sans citer le nom de la personne concernée, que le point est revenu sur la table. L’acte administratif n’était pas régulier et a été annulé. L’enseignante est donc bel et bien nommée.

"Après vérification, il apparaît que nous n’avions pas à procéder à ce vote , a expliqué le bourgmestre Roger Vanderstraeten (PS). Le vote n’avait pas lieu d’être puisque la compétence de nommer les enseignants à titre définitif ne laisse pas au conseil communal de pouvoir d’appréciation."

Autrement dit, si la personne a fait acte de candidature et qu’elle remplit les conditions, le conseil communal ne peut faire obstacle à sa nomination. L’erreur a été réparée.

Cette affaire est d’autant plus regrettable qu’elle implique, sans qu’elle le veuille bien sûr, une proche de plusieurs représentants politiques de l’entité mais qui encore une fois entrait parfaitement dans les conditions. Présente, elle a d’ailleurs été applaudie en fin de séance.

De son côté, l’échevin des Finances, Luc Wattiez (PS), n’a pu cacher son agacement. "Dix personnes s’étaient opposées, sans doute par crainte d’une nomination par affinités politiques. Or ça n’existe plus, parce qu’il y a un organisme officiel, la Copaloc, qui établit les emplois vacants avec un classement prioritaire. Cette personne entrait dans le cadre et avait aussi des rapports favorables des directions. Or dans les gens qui participent à la Copaloc, une personne qui a été enseignante et syndicaliste et à la place de qui je me cacherais, a été à l’encontre de la proposition de la Copaloc. Vous allez me dire : regarde d’abord chez toi. Oui, effectivement, deux personnes de chez nous ont voté contre. Mais en termes de scission, il y en a eu plus dans votre camp que dans le nôtre. Tout ça crée un mal-être autour de la table."

Anne-Marie Savini (ex-6tem-ic) a tenu à répondre. "L’opposition a voté non pas par rapport à la personne. Nous avons juste eu vent de problèmes de procédure. Je ne pensais pas qu’on en arriverait à une telle situation. J’ai été syndicaliste et je défendrai toujours le personnel enseignant."

Le bourgmestre balaie l’argument. "La procédure était la même pour tout le monde. Ce n’est pas de notre faute si la personne prioritaire n’a pas souhaité postuler et si la deuxième a oublié de le faire."

Sur les réseaux sociaux, un proche de l’enseignante a indiqué ceci : "elle a été nommée non pas car elle est la femme de, ni même la belle-fille de, mais simplement car elle était en ordre utile."

Bonne rentrée à elle et à ses collègues.