Le projet définitif englobant pratique sportive et lieu de réunion a été approuvé.

C’est un dossier qui touche à la fois au patrimoine, aux sports et au tourisme. Bâtiment à l’architecture pour le moins singulière, la perche couverte, au centre d’Harchies, avait fait l’objet en 2017 d’un avant-projet visant à la réaménager en espace sportif et associatif. Le projet définitif était cette fois sur la table du conseil communal de Bernissart, qui l’a approuvé.

Pour rappel, le site, un des derniers de Wallonie avec celui de Genval, était dévolu depuis les années trente à la pratique du tir à l’arc à la verticale et faisait le bonheur de nombreux archers. Les derniers tirs s’y étaient déroulés il y a une bonne dizaine d’années, très exactement en 2006.

La commune s’était battue pour acquérir l’ensemble du site comprenant notamment une cafétéria et une grange. Elle avait d’ailleurs reçu un coup de pouce d’Infrasports.

L’objectif de cette rénovation est donc d’y aménager des locaux conviviaux destinés à la pratique sportive avec du tir à l’arc à la verticale mais aussi à l’horizontale et des jeux anciens (boules, quilles, bois…).

"Le tir à l’arc va y retrouver ses droits mais la perche couverte va aussi servir de lieu de réunion aux clubs et associations", souligne le bourgmestre de Bernissart, Roger Vanderstraeten. Il faut dire que durant l’opération communale de développement rural, les demandes pour faire de cet endroit un lieu d’échanges et de réunions avaient été nombreuses.

Projet revu

Le projet a été revu par l’auteur de projet A-Tipik sur base des remarques et recommandations émises par le SPW direction des infrastructures sportives qui devait examiner la demande de subsidiation. Les voyants sont au vert et le permis d’urbanisme a été délivré le 15 mars dernier. "Nous recevrons donc les subsides d’Infrasports à hauteur d’environ 80 %, précise le bourgmestre. Les travaux pourraient, si tout va bien, débuter dans le courant de l’année prochaine."

Leur coût est estimé, pour la plus grosse partie, à 677 000 €. Pour le lot 2, nécessitant le recours à des techniques spéciales, le montant s’élève à 187 000 €.