Si la partie de ping-pong se poursuit sur les réseaux sociaux en matière d’accusations et de dénonciations entre certains mandataires, il est tout de même encore question de projets sur l’entité de Bernissart.

Ainsi, le conseil communal a approuvé l’adhésion de la commune à la nouvelle Convention des maires pour le climat et l’énergie ainsi que le nouveau Plan d’action en faveur de l’énergie durable et du climat (PAEDC). Mais quelles actions figurent dans ce plan ? La désormais ex-échevine Hélène Wallemacq (Ecolo) a chapeauté le projet.

"Parmi les actions phares, on peut citer la conversion de l’éclairage public au LED, la rénovation énergétique des bâtiments communaux, la sensibilisation aux économies d’énergie et la promotion d’une plateforme de rénovation des logements pour les particuliers, souligne-t-elle. La commune veut aussi devenir leader exemplaire de la transition sur son territoire en réduisant ses émissions patrimoniales de 50 % à l’horizon 2030 par rapport à 2014 à travers la réduction de la consommation énergétique de ses bâtiments et de l’éclairage public, ainsi que le développement des énergies renouvelables sur les sites communaux."

Ce plan d’action, explique encore Hélène Wallemacq, ne sera pas figé. Il est appelé à évoluer.

La commune a constitué un comité de pilotage et est soutenue par l’APERe, association pour la promotion des énergies renouvelables et par Ideta à travers la démarche Wallonie picarde Énergie positive. "Lors d’un de mes premiers collèges, j’ai insisté pour qu’on accepte l’accompagnement d’APERe, même si cela allait nous demander du temps de travail. Il faut savoir aussi que le directeur financier fait partie du comité de pilotage pour assurer la viabilité du budget", assure Hélène Wallemacq.

Il y a un an, Johanna D’Hernoncourt (APERe) était venue présenter le diagnostic établi sur le territoire et les actions à mener durant ces dix prochaines années.

Le constat dressé sur l’entité mettait en évidence un point sensible. Pour Bernissart, 60 % des émissions de CO2 proviennent du domaine du transport. Ces chiffres datent de 2014 et la moyenne wallonne est de 35 % pour le transport, mais ces données relativement alarmantes pour la cité des iguanodons peuvent s’expliquer en partie par la présence d’un grand nombre de kilomètres d’autoroute sur le territoire. Le logement intervient, lui, pour 30 %. Mais il avait aussi été dit lors de cette réunion ouverte au public que de 2006 à 2014, les émissions de CO2 avaient baissé de 3 % sur l’entité.

Bernissart désire œuvrer pour que son territoire devienne 100 % renouvelable à l’horizon 2050, autrement dit devenir une commune qui produirait toute l’énergie dont elle a besoin. Pas évident, mais chaque chose en son temps. Un prochain bilan pourrait déjà être dressé d’ici deux à trois ans, histoire de voir si la commune prend la bonne direction.