La coopérative est à la base de la création du fournisseur d’électricité Cociter.

CLEF, la coopérative leuzoise pour les énergies du futur, installée à Pipaix, est une des trois coopératives fondatrices du fournisseur d’électricité Cociter, traduisez le Comptoir citoyen des énergies. À la base, la structure Cociter a été lancée par les coopératives qui possédaient le plus grand nombre de coopérateurs.

"Grâce à des outils comme les éoliennes et des panneaux photovoltaïques, l’électricité produite est réinjectée dans le réseau. Mais nous avons souhaité aussi la proposer à la vente à nos coopérateurs", confie Pascal Vermoeren, chargé de communication pour CLEF.

"Ensuite, d’autres coopératives nous ont rejoints et nous sommes donc 12 maintenant actives au sein de Cociter, dont le siège administratif se trouve aussi à Pipaix."

Pour sa part, la coopérative leuzoise CLEF englobe entre 1 400 et 1 500 coopérateurs. "Ils viennent d’un peu partout mais majoritairement du Hainaut et surtout de Wallonie picarde. N’importe quelle personne peut devenir cliente chez Cociter, aussi bien des coopérateurs que des non-coopérateurs", poursuit Pascal Vermoeren. "La seule différence, c’est qu’une ristourne est octroyée à nos coopérateurs. Et il suffit donc d’avoir une part chez CLEF pour pouvoir bénéficier d’une réduction sur l’abonnement annuel chez Cociter."

Tout citoyen peut prendre des parts dans la coopérative CLEF. "La mise de départ est de 250 €, donnant droit à une part. Et ainsi de suite. Avec un maximum de 5 000 € par coopérateur", précise Pascal Vermoeren . "Beaucoup de familles investissent : les grands-parents et les parents pour leurs enfants. Ça rapporte plus qu’un compte épargne, avec des montants corrects. Ainsi, les dividendes perçus pour l’année 2018 ont permis un rendement de 3 %."

Ce rendement oscille souvent entre 3 et 5 % et s’il est donc peu élevé pour 2018, c’est aussi en raison de l’engagement par CLEF de deux personnes : un chargé de projets et un chargé de communication.

Ces engagements traduisent une volonté de professionnaliser encore un peu plus la coopérative.