Ce sont des faits gravissimes qui ont été relatés au sein du tribunal de Tournai. On reproche effectivement à Florence (prénom d'emprunt) d'avoir mis le feu à son habitation en tentant de se suicider. Le 10 janvier 2017, vers 5h du matin, les policiers sont donc appelés pour une explosion à la rue de la Bonneterie à Leuze. Ce grave incident a engendré de nombreuses conséquences. Effectivement, une façade s'est écroulée, énormément de biens ont été perdus, les voitures garées sur la voie publique ont été endommagées ainsi que les habitations situées à proximité.

La prévenue a donc tenté de se suicider en mettant le feu à une bonbonne de gaz. Devant la barre du tribunal correctionnel de Tournai, Florence ne semble avoir aucun souvenir des faits. 

"Je ne me suis pas levée un beau matin en voulant faire exploser ma maison. Je n'ai aucun souvenir de ce qu'il s'est passé. Si un pompier a dit que j'avais mis feu à une bonbonne de gaz, je ne mets pas sa parole en doute"
, déclare la prévenue. 

Suicidaire et alcoolique 

Florence semble avoir un passé douloureux et souffre de dépression. Face aux juges, elle n'a d'ailleurs pas hésité à s'exprimer sur ses anciens problèmes d'alcool et ses nombreuses tentatives de suicide. 

"Avant, j'étais suicidaire et alcoolique. Je savais boire une bouteille de whisky par jour, c'était ma boisson préférée. A l'époque, j'ai également fait plusieurs tentatives de suicide. Maintenant, ce n'est plus le cas. Je ne bois plus et je ne suis plus aussi dépressive".

Pour les avocats de la partie civile, il est clair que c'est un acte volontaire et que la prévenue a bien tenté de mettre fin à ses jours de cette manière. 

En ce qui concerne l'avocat de Florence, il faut prendre en considération la période avant, pendant et après les faits. 

"Ma cliente a vécu des moments difficiles avant cet événement et notamment une séparation douloureuse. Elle a été hospitalisée plusieurs fois en psychiatrie et est extrêmement fragile. Au moment des faits, elle a appris que son ex-mari entretenait une relation avec son amie. Attristée par cette nouvelle, elle va tenter de se suicider. Aujourd'hui, elle est consciente de la gravité de la situation et toutes les conséquences. Elle se sent totalement responsable. Je sollicite à titre principal une suspension du prononcé et à titre subsidiaire, un sursis". 

Florence ne possède pas d'antécédent judiciaire. Le représentant du ministère public requiert donc une peine de trois ans d'emprisonnement mais ne s'oppose pas à une mesure probatoire. 

"Je ne peux faire que m'excuser. Malheureusement, je ne peux pas revenir en arrière"
, conclut la prévenue devant la barre. 

Le jugement sera prononcé le 27 mai.