À Leuze aussi, une exonération sera appliquée concernant certaines taxes dans le cadre du soutien à des secteurs impactés.

"De nombreuses activités commerciales et touristiques ont dû être stoppées et de nombreux indépendants ont été touchés, a rappelé le bourgmestre, Lucien Rawart (MR). Les pertes financières ont été considérables dans l’Horeca mais aussi pour les maraichers, les forains et d’autres commerces de détail et de services."

La Région wallonne veut aider celles et ceux qui sont touchés en diminuant les charges fiscales sur les indépendants et les petites entreprises.

"Il y a lieu d’adopter des mesures de soutien aux entreprises impactées directement ou indirectement par les décisions des autorités. Nous proposons ainsi d’accorder l’exonération totale du droit d’occupation du domaine public pour les loges foraines, les loges mobiles et les loges servant au personnel, l’exonération totale du droit d’occupation du domaine public pour les échoppes de marchés, l’exonération sous conditions de la taxe sur les taxis et les emplacements de taxis, l’exonération de la taxe sur les établissements dangereux, l’exonération sous conditions de la taxe sur les officines de paris et l’exonération sous conditions aussi de la taxe sur la collecte et le traitement des déchets ménagers moyennant l’introduction d’une demande au collège avec production de la preuve de l’octroi du droit-passerelle."

A propos de la taxe sur les bâtiments inoccupés, la commune veut frapper au portefeuille des contrevenants en revoyant clairement à la hausse les tarifs.

"Ceci afin de décourager les propriétaires qui laissent leur bien à l’abandon, a assuré le bourgmestre. Dès lors, la première taxation sera de 100 € par mètre courant de façade. La deuxième taxation sera de l’ordre de 170 € et la troisième, c’est le taux maximum prévu, de 270 €. Cette proposition était attendue par beaucoup d’entre nous."

Christian Brotcorne (Idées) a fait remarquer que jusqu’à présent, les bâtiments industriels avaient toujours été écartés de cette taxe alors que les particuliers y sont soumis. "Et ce pour des raisons de disponibilité du personnel et de capacité d’action de l’administration. Or, ces immeubles sont vides depuis longtemps et leurs propriétaires ont souvent les reins plus solides que des particuliers qu’on poursuit simplement parce que c’est plus facile. Il faudrait donc une équité dans la perception."

Les bâtiments industriels sont pourtant repris dans le cadre de cette taxe. Mais la difficulté, selon le bourgmestre, "c’est que dans ces ensembles commerciaux, les surfaces passent souvent d’une main à l’autre."

L’échevin Nicolas Dumont (Idées) a apporté une précision. "Nous avons donné des consignes au personnel pour aller faire un recensement."

Samuel Batteux (Ecolo) a évoqué le cas de figure du bâtiment des anciennes contributions. "Un bâtiment qui appartient à l’Etat et qui donc est exempté de la taxe mais qui reste inoccupé dans le centre de Leuze."

Nicolas Dumont a souligné que la Régie des bâtiments avait été interpellée à ce sujet.