La représentante pour le Hainaut de la Plateforme pour le service citoyen, Audrey Delattre, est venue présenter aux élus leuzois le fameux service proposé aux 18-25 ans. L’objectif de l’ASBL est d’obtenir une loi fédérale pour l’organisation du service citoyen et un statut pour les jeunes.

"Ce service citoyen dure 6 mois et se fait sur base volontaire à temps plein, avec des indemnités à la clé, a expliqué Audrey Delattre. Des organismes comme le plan de cohésion sociale ou la Régie communale autonome pourraient accueillir un jeune."

Les quatre secteurs susceptibles d’accueillir les jeunes sont l’aide à la personne (maisons de repos, structures pour demandeurs d’asile..), l’accès à la culture et à l’éducation (centre culturel, écoles), l’environnement et l’économie sociale (CRIE, réserves naturelles…) et l’éducation par le sport (centre Adeps, Régie, centres équestres).

Le jeune se rend ainsi utile au profit de la collectivité, une expérience enrichissante pour son développement personnel et l’estime de soi.

"Il perçoit 10 € par jour. La Plateforme intervient dans les frais de transport jusqu’à 100 € par mois. On intervient aussi dans les assurances. Leurs allocations et aides sociales sont maintenues et ils bénéficient d’une dispense de recherche active d’emploi", a précise Audrey Delattre.

La Ville a signé une charte en 2019 dans le cadre de ce dispositif. "Nous voulons aller plus loin pour mettre en lien la Plateforme avec des organismes de notre commune pour accueillir des jeunes en service citoyen", a confirmé Mélanie Lepape (Idées), échevine de la citoyenneté.

Aussi bien Christian Ducattillon (PS) que Baptiste Leroy (Ecolo) ont mis en évidence la nécessité de mettre en place un bon accueil du jeune. "Le temps des missions doit venir après. Ce qui est important, c’est que le jeune soit accueilli correctement", a insisté le chef de file PS.

"Nous prévoyons un véritable dispositif d’accueil", a répondu Audrey Delattre.

Cette dernière, répondant à plusieurs questions de Baptiste Leroy, notamment sur l’âge des jeunes, a souligné que comme la Plateforme sollicitait une loi fédérale, il faut que le jeune ait atteint ses 18 ans. "Concernant le Hainaut, pour 2020, on est à 180 jeunes accueillis. Un service coûte 6000 € et libre à la Ville de le financer ou pas. La seule obligation pour la commune est de payer une cotisation de 50 € par an comme membre adhérent, quel que soit le nombre de missions d’accueil."