En fin de conseil communal, Baptiste Leroy (Ecolo) a mis le doigt sur la situation du service d’accueil à domicile des enfants relevant du CPAS. Visiblement, plusieurs accueillantes veulent partir vers une structure privée.

"Il nous revient que de nombreuses accueillantes ont fait le choix de quitter le service du CPAS, mettant en avant des défauts de gestion du service de la petite enfance", a-t-il dit.

Ecolo s’inquiète de la sauvegarde et de la pérennité de ce service. "Il y a un risque que ce service ne soit plus assuré, a poursuivi Baptiste Leroy. En plus, le problème est présent depuis plusieurs mois déjà. Le conseil de l’action sociale devait se réunir spécifiquement à ce sujet et ça n’a pas été fait. Or, il s’agit d’un problème grave, la situation est désastreuse."

Selon Béatrice Fontaine (MR), présidente du CPAS, "si le point n’est pas passé en conseil de l’action sociale, c’est parce qu’il ne devait pas passer tel quel de toute façon. La directrice générale du CPAS a bien précisé qu’il s’agissait d’un problème de personnel et que ça devait être réglé par la direction générale et non par le conseil. Il n’y a pas de décision définitive. Nous analysons le dossier, la directrice générale et moi. Si jamais nous n’avions plus d’accueillantes, le service serait toujours rendu sur la commune. Si le CPAS n’a plus ce service, ce serait malheureux, mais pourquoi ne pas alors penser à un autre service collectif, dans un village par exemple ? Mais encore une fois, rien n’est décidé."

Baptise Leroy est revenu à la charge. "On parle ici d’un service à la population qui risque par manque de gestion de ce problème dans les derniers mois de déboucher sur une défaillance de ce service. Le point est suffisamment grave que pour être évoqué ici en séance publique du conseil communal, même s’il n’est pas question de citer des noms, bien entendu."

Pour Lucien Rawart (MR), le bourgmestre, défaillance n’est pas le bon mot puisque le service serait maintenu. "Il glisserait vers une autre structure. Le service sera toujours présent même si quelqu’un part dans une autre structure. Mais le débat n’a pas lieu d’être devant le conseil communal. Un conseil du CPAS se tient le 27 et vous aurez l’occasion, via vos représentants, d’aborder ce point."

Baptiste Leroy persiste. "Il ne s’agit pas du départ de quelqu’un mais d’un nombre significatif de personnes."

La question qu’on peut se poser est de savoir si le CPAS tient réellement à conserver ou pas ce service des accueillantes à domicile. Pour Ecolo, c’est clair, il faut le conserver. "D’autant que si le service disparaît, ne va-t-on pas perdre des subsides ONE ?, se demande Baptiste Leroy. On abandonnerait ce service d’accueillantes d’enfants à domicile sans y avoir prêté plus d’attention. Ce glissement vers une organisation privée de cette activité serait dommageable et déplorable."

Quoi qu’il en soit, désormais, le problème a été clairement exposé sur la table du conseil communal. Il devrait y revenir dans peu de temps…