Depuis de longs mois, le sentier reliant la rue de l’Erna à l’arrière de la gare est fermé. Plusieurs dalles de béton avaient glissé suite à un effondrement des berges. Le problème avait été signalé en août 2019 déjà. Baptiste Leroy (Ecolo) a souhaité savoir si la commune avait des nouvelles à ce sujet.

Nicolas Dumont (Idées), échevin en charge de la mobilité, parle d’un dossier compliqué. "Qui est responsable ? On assiste à une séance de boomerang entre Infrabel, le SPW et la commune. Une convention avait été signée dans les années 80. Il y était stipulé que la commune a en charge l’entretien, que le sol est du ressort d’Infrabel et la berge de celui du SPW. Ici, il y a eu un affaissement par rapport à la berge. Sur une centaine de mètres, on a une pente qui atteint parfois de 8 à 10%. Il y a eu de l’érosion de la berge et si vous y circulez, vous risquez de tomber. Nous avons eu des réunions à ce sujet et nous sommes même allés ensemble sur place avec Infrabel, dont l’ingénieur-architecte spécialisé en stabilité a évoqué un tassement présentant peu de danger. Des capteurs vont être fixés sur la berge pour en savoir plus."

En attendant, comme l’explique l’échevin, le personnel communal a avancé et a procédé à un nettoyage. "Nous avons aussi contacté des entreprises spécialisées. J’ai proposé de scinder les travaux en deux temps. Un, poser une barrière sur 100 m au niveau de la partie la plus dangereuse et effectuer un débroussaillage pour pouvoir rouvrir le sentier. Deux, nettoyer en profondeur et poser une barrière sur 500 m. Ce dossier est prioritaire pour nous même s’il fait l’objet d’un ping-pong institutionnel. Nous allons de toute façon devoir renégocier la convention avec Infrabel notamment pour résoudre le problème de l’éclairage."

Lucien Rawart (MR), le bourgmestre, a précisé que cette convention avait été signée entre la commune et la SNCB le 19 septembre 1989. "Personne ne veut payer dans ce dossier. La Ville a l’entretien des voiries mais pas la partie qui manque de stabilité et l’entretien des berges. Il y a une différence entre assurer l’entretien et mener une refonte totale de l’ouvrage", a dit le bourgmestre.

Pour Baptiste Leroy, "l’érosion des berges est donc bien du ressort du SPW, qui doit être mis face à ses responsabilités."

Nicolas Dumont a conclu en indiquant que le SPW se dit responsable d’une partie des berges uniquement et que la commune est en train de demander des justifications écrites au SPW et à Infrabel ainsi qu’un avis juridique. Il a répété que la convention devrait être renégociée.