Nicolas Dumont, en charge de la gestion de la piscine, monte au créneau.Président de la Régie communale autonome de Leuze et à ce titre en charge de la gestion de la piscine, Nicolas Dumont (Idées) se pose pas mal de questions à l’heure de la réouverture probablement imminente. Il est irrité.

"On nous a annoncé la réouverture des piscines le 1er juillet, soit désormais dans moins de dix jours, explique-t-il. Or, nous ne disposons toujours pas du protocole de réouverture. Les utilisateurs de la piscine sont dans l’attente, les clubs sportifs et nos employés aussi et nous, les gestionnaires, nous sommes démunis. Nous questionnons quotidiennement l’AES qui nous répond toujours la même chose : on attend le protocole de réouverture… La réouverture d’une piscine demande une certaine logistique et nécessite un délai important."

Nicolas Dumont souhaite donc sensibiliser la ministre Glatigny à cette situation. Il ne voudrait pas recevoir les informations utiles deux jours seulement avant la réouverture. "Oui, un peu à l’image de ce que nous avons reçu concernant la réouverture des halls sportifs. En tant que Régie, nous n’avons plus aucune rentrée financière depuis mars pour notre piscine et nous n’avons pas reçu un euro d’aide. Est-ce normal ?, se demande-t-il. Nous pouvons recevoir un subside de la part du ministre des Infrastructures sportives Jean-Luc Crucke pour l’achat de matériel facilitant la réouverture. Au passage, merci à lui et à sa proactivité. Mais comment anticiper l’acquisition sans le protocole de réouverture ?"

Nicolas Dumont estime que les petits mandataires locaux, comme il dit, seront une fois de plus tenus à des délais… intenables. "Et qui aura à expliquer ça aux citoyens qui, légitimement, s’indigneront du retard dans la réouverture de notre piscine ?"

Achat de plexiglas et de bornes pour le gel

Pourtant, du côté de la Régie, on n’a pas attendu les consignes pour agir. "Nous nous sommes montrés proactifs depuis des semaines, en achetant par exemple du plexiglas et des bornes de distribution de gel hydroalcoolique. Nous avons rappelé du personnel pour la maintenance et les entretiens extérieurs."

Au sujet de la qualité de l’eau, une vidange et un nettoyage complet du bassin étaient prévus en juin, comme chaque année.

"Ne plus chauffer l’eau et ne pas la traiter nous a permis de diminuer au maximum les dépenses. Nous aurions pu nettoyer la piscine en mars, la traiter et la chauffer pendant deux mois dans le vide, mais d’un point de vue financier, ça n’aurait pas été évident. Tant que nous n’avons pas une confirmation de la réouverture le 1er juillet et qu’on ne sait pas si les conditions de réouverture sont tenables financièrement et en matière de logistique, nous sommes obligés de retarder le début du nettoyage."

G.Dx