Divisé en cinq phases, le chantier de la basilique vient de franchir une étape. Les travaux de restauration de la première phase, soit l’ensemble des toitures basses, le porche et les toitures de la sacristie, sont terminés.

"Pour l’instant se déroulent l’enlèvement et l’éradication des arbustes qui ont poussé sur les tours avant de la basilique ainsi que sur le dôme, avec rejointoyage. Dans une quinzaine de jours, cette opération devrait être achevée ", signale Pol Mourin, président de la fabrique d’église.

Désormais, il s’agit de mener à bien la concrétisation de la phase 2, peut-être la plus attendue par le grand public : la restauration des maçonneries, des toitures du dôme et la restitution du dais. "La repose de la statue de la Vierge au sommet de la basilique dans le dais constituera un événement. Le retour du campanile enlevé il y a plus de quinze ans revêt un caractère sentimental pour beaucoup", fait remarquer Pol Mourin.

Les appels d’offres concernant cette phase 2 sont ouverts et des entreprises ont été contactées. Les réponses sont à présent attendues. "Nous espérons effectuer les choix dans le courant du dernier trimestre de cette année, poursuit le président de la fabrique d’église. Un jury sera chargé d’effectuer ces choix d’adjudication. Vous donner une date pour la repose du campanile paraît difficile. Mais si tout se passe bien, il ne faudra plus attendre plusieurs années."

À la suite des infiltrations d’eau survenues au fil du temps, une consolidation des pierres sera nécessaire à l’intérieur de l’édifice et des travaux de scellement seront menés.

Concernant le budget, on se souviendra que le gouvernement wallon avait donné son feu vert pour un apport de 2,5 millions sur 5 ans, soit 500 000 € par an. "La Province intervient également dans le financement et le reste se répartit entre la commune et la fabrique", rappelle Pol Mourin.

La crise sanitaire a eu un impact sur le chantier, stoppé entre mars et juillet avant de reprendre avec toutes les précautions d’usage. "Mais aujourd’hui, il est terminé et tout est dégagé autour de la basilique, ajoute le président de la fabrique. La basilique a aussi connu une baisse phénoménale au niveau de sa fréquentation, d’autant que la frontière avec la France a été fermée pendant un moment et que le public français est important. Depuis, le diocèse a établi des dispositions permettant une reprise des activités et des offices, avec gel, port du masque, placement des chaises avec respect de la distanciation et marquage au sol. Désormais, nous voulons continuer à avancer dans les travaux."

G.Dx