Les conventions entre la commune et l'ASBL RUS beloeilloise, qui concernent pour l'une l'occupation des installations par le club et pour l'autre l'octroi d'une subvention au club dans le cadre des travaux prévus sur le site de la Porte à Camp à Basècles, ont fait l'objet d'un débat au conseil communal. Le comité de la RUS est assez perplexe par rapport aux textes envisagés.

Quand nous demandons à Martial Flammia, président à la fois du club et de l’ASBL RUS belœilloise, laquelle des deux conventions le fait tiquer, la réponse fuse : "Les deux."

Sans entrer dans les détails, ce qui dérange le président, c’est la trop grande responsabilité que ces conventions feraient peser sur des bénévoles comme lui.

"Écoutez, quelque part, je travaille pour la commune en encadrant les jeunes. Je ne suis pas le seul. Le club chapeaute 250 enfants. Ce genre de convention-béton nous obligerait à payer tout ou presque. Si nous devons commencer à tout payer, ça devient intenable. Je ne vais quand même pas vendre ma maison pour le foot."

Martial Flammia cite quelques exemples : "Pour l’instant, on ne peut plus jouer en soirée sur le terrain 1 de Quevaucamps car l’éclairage n’est pas aux normes. J’ai dû intervenir pour trouver une solution. Sur le terrain 2, près du centre culturel, un des spots s’est retourné avec la tempête. Et à Basècles, ça pète souvent. Au stade de Quevaucamps, quand il y a eu une fuite d’eau avec un trou de 5 m3, j’aurais dû payer ça ? Sans parler du mur du fond, effondré depuis des mois. Je ne dis pas que la commune est fautive mais il faut pleurer pour avoir des aides."

Dépenses inutiles

Face à ce constat, Martial Flammia affiche une volonté : "Il serait beaucoup plus intelligent d’avoir un seul club sur l’entité, avec une surface synthétique sur le terrain 1 de Thumaide, lance-t-il. Ici, on va dépenser près d’un million sur Basècles alors qu’avec la moitié de ce budget, on pourrait avoir un synthétique. Avec deux clubs, on double tous les frais. C’est l’argent du citoyen. Un seul club permettrait de regrouper toutes les forces vives. En plus, on pourrait être représenté par deux équipes au moins dans chaque catégorie chez les jeunes, ce qui veut dire permettre aux uns de jouer à un certain niveau et aux autres de s’amuser et de passer son temps. Bref, viser à la fois l’aspect compétition et le volet social."

La position du président est claire. "Mais nous dire que si la convention de subsidiation n’est pas respectée, on devra rembourser les 200 000 €, ça ne va pas. Encore une fois, nous nous investissons bénévolement en passant beaucoup de temps à encadrer les enfants. Si maintenant, l’objectif est de faire en sorte qu’il n’y ait plus de foot à Belœil, alors il faut le dire."