Dernièrement, Michel (prénom d’emprunt) comparaissait devant le tribunal correctionnel de Tournai pour incendie volontaire. Celui-ci a toujours eu des problèmes d’alcool. C’est pour cela que sa femme a décidé de le quitter en 2017. Souffrant d’une sévère dépression, l’homme avait déjà tenté de se donner la mort deux fois à l’aide du gaz de sa voiture, mais ces tentatives avaient échoué. Dès lors, Il avait prévenu son ex femme qu’il allait “se tuer et brûler la maison".

Un soir, Michel était sous l’emprise de l’alcool et d’un cocktail de médicaments qui l’ont fait passer à l’acte. “Je me suis d’abord tourné vers le poêle mais ça n’allait pas assez vite. Je suis donc parti dans ma salle de bain où j’ai arraché les tuyaux d’arrivée de gaz et allumé une cigarette. Tout a explosé et je ne me souviens de rien”, déclarait Michel à la barre du tribunal.

Le bâtiment voisin a également pris feu. On ne connaît pas réellement l’origine de cet incendie puisque le prévenu est toujours resté vaste à ce sujet. Deux hypothèses se présentent. Soit Michel a d’abord mis le feu à ce bâtiment et puis s’est réfugié dans sa salle de bain afin de mettre fin à ses jours, soit l’incendie s’est propagé. Le prévenu confie avoir des troubles de la mémoire concernant l’incident. Heureusement, les habitations étaient vides et personne n’a été blessé. Cependant, Michel a subi des brûlures au visage, aux mains et aux bras qui l’ont conduit à l’hôpital des grands brûlés de Lille.

Néanmoins, l’avocate de Michel affirme qu’il s’est repris en main depuis. Il a retrouvé un logement et il essaie de réguler ses addictions. “La naissance de son petit-fils a tout changé et lui a permis de renouer avec sa famille”, affirme son avocate. Le représentant du ministère public a demandé une peine de deux ans d’emprisonnement sans s’opposer à un sursis.

L’avocate du prévenu a proposé de son côté un sursis probatoire sous conditions. Notamment, ne plus boire d’alcool et suivre une thérapie. Le jugement sera prononcé le 17 mai.