Interpellé, le bourgmestre s’est exprimé sur les faits pour couper court aux rumeurs.

Lors d’une intervention récente à Bon-Secours, un policier a fait usage de son arme pour abattre un chien, un berger malinois.

Lors du conseil communal, Clarisse Cantillon (PS) a interpellé le bourgmestre à ce sujet. "Le Code du bien-être animal impose notamment aux communes la prise en charge des animaux errants. Je ne vais pas alimenter la polémique. Je précise que les services de police ont toute ma confiance. Mais des leçons peuvent être tirées de ce malheureux événement. Nous vous invitons à vous saisir de cette affaire pour refaire le point sur les procédures applicables lorsqu’un animal potentiellement dangereux ou agressif erre dans l’espace public pour éviter tout recours aux armes létales, améliorer les partenariats existants avec les services de garde vétérinaires et refuges et améliorer la prise en charge de l’animal maîtrisé, blessé ou mort."

Pour Vincent Palermo (MR-IC), il s’agit de la mort d’un être vivant. "Et ce n’est jamais gai. Mais derrière cet événement, il y a des hommes. Le policier en question a dû, je dis bien a dû, sortir son arme et tirer. Il a été choqué. Le chien voulait entrer dans des maisons et a couru vers lui. On a dit trop de choses à ce sujet sur les réseaux sociaux. Il faut arrêter ! Personne n’a tiré juste pour tirer ! On a mis la machine en marche quand nous avons été prévenus de la présence de ce chien. Un combi de police est arrivé. Oui, le chien attaquait. Il aurait pu mordre un enfant ou quelqu’un d’autre. Oui, il y a des progrès à faire. Oui, cette mort, c’est un échec. Mais ayons une réflexion globale et prenons de la hauteur."

Vincent Palermo a rappelé que la commune, en matière de bien-être animal, avait affecté des moyens et des hommes au refuge et agissait aussi en matière de stérilisation des chats.