Il y a deux ans, l’arrestation fin mars-début avril de William Robience, employé aux affaires générales à la Ville, avait suscité un certain émoi. William Robience faisait l’objet d’une enquête sur fond de possibles détournements. Un dossier englobant faux, usage de faux, escroquerie, abus de confiance et infraction en matière de subventions.

La chambre des mises en accusation, deux semaines plus tard, avait accédé à la demande de l’avocat de l’employé de le remettre en liberté.

Le tribunal de première instance du Hainaut, Division de Mons, vient de prononcer une ordonnance de non-lieu en faveur de William Robience. Il est stipulé dans la décision qu’il n’y a eu aucune intention frauduleuse et que la Ville n’a subi aucun préjudice.

"Je veux rassurer mes amis sincères qui, il y a 2 ans, ont cru en mon honnêteté, ont gardé confiance en moi et m’ont soutenu. Merci encore pour votre soutien", a posté William Robience sur les réseaux sociaux.

Peu de temps après sa remise en liberté, nous avions contacté William Robience pour lui proposer de s’exprimer sur cette affaire, mais il avait alors préféré ne pas faire de commentaires afin de ne pas interférer dans la procédure en cours.

Evidemment, William Robience avait vécu cet épisode comme une humiliation qui lui reste encore aujourd’hui en travers de la gorge.

Son avocat avait indiqué que la privation de liberté n'avait pas lieu d'être puisque le faux réalisé par son client, qui ne contestait pas, n'était pas destiné à son enrichissement personnel.

Un montant de 800 000 € avait été cité, mais il s’était avéré que le problème tournait autour d’une somme de… 1000 €, une facture de 1 000 € qui avait fait sourciller les enquêteurs puisqu’une erreur de numéro de compte y figurait. L’affaire était partie de là mais encore une fois, l’avocat de William Robience avait martelé que son client ne s’était en aucun cas enrichi personnellement. Pas un euro.

Son incarcération avait beaucoup choqué…