En poussant le bouchon un tout petit peu, sans trop exagérer, il est actuellement possible de faire son jogging les yeux fermés sur Polaris. De longues avenues sans voitures ou presque, un revêtement propice aux performances : chaussez vos baskets !

Plus sérieusement, ce zoning peut accueillir les entreprises sur une bonne cinquantaine d’hectares et ne demande qu’à exploser en matière de remplissage. Justement, où en est-on dans la commercialisation des parcelles ?

"Ce qui est acquis, c’est l’arrivée, déjà visible, de l’entreprise TRBA sur Polaris. Elle était déjà présente sur Péruwelz et a décidé par le biais de Polaris de regrouper ses activités logistiques. TRBA s’est implantée dans le zoning sur 7 hectares, indique Anne-Marie Goemaere, responsable communication chez Ideta. Une entreprise spécialisée dans le chauffage a acquis 6500 m² et les travaux sont en cours. Ils doivent s’achever cette année encore. Par ailleurs, sept autres dossiers, dont 3 sur l’entité de Beloeil, sont ouverts, dans les secteurs de l’agroalimentaire, du conditionnement et des sanitaires. Pour l’instant, on est déjà sur une bonne centaine d’emplois."

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La spécificité de Polaris, par rapport à d’autres zonings, est de pouvoir proposer l’acquisition de grandes parcelles en plus d’accueillir des TPE et PME.

Ideta a dû s’adapter

"Par rapport au premier confinement, on a des signaux positifs dans le sens où il y a à nouveau de la demande. Les entreprises ont des projets et notre volonté est donc de répondre aux questions des entrepreneurs", assure Khadija Omari, park manager.

Depuis le début de la crise sanitaire, chez Ideta, il a aussi fallu s’adapter, travailler autrement. "Nous avons reçu beaucoup de demandes concernant les aides qui étaient accessibles aux entreprises. Nous avons tenté de répondre au maximum à ces demandes, également celles qui émanaient de petits commerçants, poursuit Khadija Omari. Nous avons pu remarquer que les commerçants sont sortis de leur zone de confort, qu’ils ont trouvé des solutions pour garder la tête hors de l’eau, en lançant ou en développant la vente en ligne par exemple. Voir que les gens se battent pour s’en sortir, c’est l’effet positif de cette période."

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Le phénomène de digitalisation s’est donc largement déployé. Au niveau de la communication d’Ideta, c’est le cas aussi, comme le confirme Anne-Marie Goemaere. "Les chiffres de fréquentation de nos différents réseaux sont à la hausse. Nous avons développé encore plus le digital. On a dû se réinventer. En trois semaines à peine, nous avons tous basculé dans un autre monde, en adaptant la communication et la promotion, par rapport à la maison du tourisme notamment."