Le 18 mai dernier, nous avions rencontré Catherine Bacq, coiffeuse à Quevaucamps, à l’occasion de la reprise des activités pour les coiffeurs faisant suite au premier confinement.

Ravie de pouvoir reprendre son travail et de retrouver ses clients, Catherine avait respecté toutes les mesures demandées par les autorités mais nous avait tout de même avoué avoir un peu d’appréhension en raison des risques sanitaires. Néanmoins, elle était heureuse de pouvoir à nouveau faire valser ses ciseaux.

Aujourd’hui, ce qui fait peur à cette coiffeuse qui exerce depuis 40 ans comme indépendante et qui représente la cinquième génération familiale, c’est plutôt de ne pas pouvoir reprendre son activité. Elle avait d’abord entendu parler, comme tout le monde, du 15 février. Finalement, ce sera le 13. Enfin, peut-être...Et puis, il y a les conditions qui seront imposées si jamais les coiffeurs peuvent rouvrir leurs portes.

"Je veux retrouver mon salon, assure-t-elle. Cette reprise, je l'espère de tout cœur mais en même temps, je n’y crois pas trop. En plus, rouvrir dans des conditions aussi particulières… Vous vous rendez compte ? Travailler avec porte et fenêtres ouvertes ! J'attends le 5 février et la nouvelle réunion du comité de concertation pour voir ce que ça va donner. Quoi qu’il en soit, tout ça va encore nous coûter bien cher au niveau des aménagements à prévoir pour rouvrir nos salons."