Cette année, Covid oblige, le grand nettoyage de printemps en Wallonie s’est déroulé… en automne. Et pour certains, les opérations vont même se prolonger.

C’est ainsi qu’Anselme Lignier, professeur de menuiserie à l’Epsis Le Foyer à Roucourt, va repartir sur les routes avec ses élèves âgés de 13 à 18 ans cette semaine.

"Chaque année, au moment du grand nettoyage en Wallonie, je leur demande s’ils sont prêts à ramasser les déchets à certains endroits. Il n’y a aucune obligation, mais je sais qu’ils ont besoin de bouger et que ce type de sortie leur fait du bien. Récemment, nous sommes ainsi allés sur le site du Cavin à Roucourt, un endroit en pleine nature où ils peuvent s’aérer. C’est un coin extraordinaire. Et cette semaine, nous irons aux abords du canal et également du côté du château d’Arondeau pour réaliser la même opération."

Au beau milieu de cette nature relativement préservée, on ne devrait pas s’attendre à trouver des détritus. Pourtant, Anselme et ses jeunes ont ramassé des tas de déchets tout au long des trois kilomètres du parcours. "Nous avons rempli dix gros sacs environ. C’est hallucinant ce qu’on retrouve. Beaucoup de canettes d’alcool, des sacs estampillés ville de Péruwelz alors qu’on peut les mettre devant chez soi ou encore divers objets. On a même ramassé une friteuse en pleine nature. Les jeunes étaient très surpris."

Une fois collectés, les déchets sont enlevés par les services communaux. "On peut parler de belle mobilisation, que ce soit de la part des services de la Ville ou aussi des particuliers, assure Anselme Lignier. Il faut savoir que de nombreux anonymes réalisent ce type d’action lors de leur promenade dominicale par exemple. Il faut encourager cette mobilisation. Et je le répète, pour nos jeunes, c’est une bouffée d’oxygène, surtout pour ceux qui n’ont pas la possibilité de pouvoir repartir dans leur famille le week-end."

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