C’est un vol tout à fait troublant qui a été commis le week-end dernier chez l’artisan affineur Jacquy Cange, dont les installations sont basées à l’entrée de Stambruges, rue des Meuniers.

Ainsi, 5 roues de Comté pesant chacune plus de 40 kilos ont été volées, de même que des Petits Bon-Secours ou encore des moelleux à la Saint-Feuillien. Au total, plus de 400 kilos de marchandises ! Le préjudice est estimé à plus de 8 000 €.

Comme l’ensemble de l’équipe, Esméralda Bricq, l’épouse du maitre-fromager, est sous le choc. "Les faits se sont produits soit la nuit de samedi à dimanche, soit durant celle de dimanche à lundi. Le chef Benoît Neusy, avec lequel nous collaborons, a lui aussi été impacté puisque ses jambons et ses charcuteries ont également disparu, souligne-t-elle. Lundi, quand je suis venue ouvrir, je n’ai même pas remarqué le vol car tout a été réalisé proprement, sans rien bouger ou presque. Ce n’est que mardi, en venant tôt avec les membres de l’équipe pour charger le camion de mon fils, que j’ai vu des étagères vides. Je me demandais pourquoi on avait bougé aux marchandises et ce n’est qu’à ce moment que la pièce est tombée. Je me suis rendue à l’arrière. Une vitre était cassée. Ils sont donc passés par l’arrière et on voyait une trace de véhicule sur la pelouse. Ils ont visité les chambres froides mais encore une fois sans rien déplacer."

Le magasin, lui, ne semble pas avoir été visité. Quoi qu’il en soit, Esméralda, qui a réalisé une vidéo sur les réseaux sociaux pour expliquer les faits, se dit troublée. "Il fallait connaître la manière de manipuler les roues de Comté, qui pèsent lourd et qui sont encombrantes. J’ai aussi l’impression que les auteurs savaient où ils mettaient les pieds."

Bref, bizarre… Esméralda insiste aussi pour souligner que les produits qui ont été volés ne sont vendus que par la maison Jacquy Cange. "Oui, avec un étiquetage précis, comme sur le Comté. Je ne sais pas de quelle manière les auteurs comptent les revendre mais nous avons lancé un appel au cas où quelqu’un remarquerait qu’on veut vendre des produits avec notre étiquetage. Il n’y a que chez nous qu’on en vend."

En attendant, voilà un sacré coup dur dans une période déjà peu évidente. "Avec la fermeture des marchés l’an dernier pendant un bon moment, la perte du chiffre d’affaires était de l’ordre de 90%. Ici, on est encore à 30% et nous n’avons pas le droit à l’erreur. Toute l’équipe est sous le choc. Mais nous sommes solidaires et nous voulons justement conserver tous les membres de notre petite équipe. On se bat pour ça. Maintenant, on se remet en question, on va renforcer les systèmes de sécurité et donc se compliquer la vie encore plus. Il faut faire beaucoup de sacrifices pour arriver à un résultat et cette situation met un coup au moral. Mais en même temps, nous sommes bien décidés à remonter la pente. L’équipe, je le répète, est très soudée."

Police bienveillante

Esméralda Bricq tenait aussi à mettre en avant le travail de la police. "Nous avons reçu la visite d’une équipe de la zone Beloeil/Leuze. Les policiers ont été bienveillants, très protecteurs et à l’écoute. Ils nous ont rassurés. Sincèrement, leur travail est parfois décrié mais leur venue et leur attitude nous ont vraiment fait du bien. Ils ont été adorables. Il faut le dire aussi."