Un investisseur français est prêt à donner une nouvelle affectation à l’ancienne salle du ping.

Un home qui accueillera et hébergera 80 personnes handicapées mentales adultes. C’est le projet proposé par un médecin psychiatre de Valenciennes sur le site dit du ping-pong, basé rue d’Ath, 32 à Leuze et qui abrite en ce moment la maison de la cohésion sociale. Le point a été abordé par les conseillers communaux. L’ensemble sera vendu au prix de 270 000 €.

C’est Christian Brotcorne (Idées), désormais conseiller communal mais ex-échevin et bourgmestre, qui a présenté ce point. "J’ai vu débarquer un jour dans mon bureau un médecin psychiatre de Valenciennes qui possède une expérience dans le monde du handicap et qui souhaitait développer ce projet de home pour personnes handicapées mentales adultes. Nous avons fait le tour des bâtiments pour voir ce qu’il était possible de réaliser. Ce monsieur visait un ensemble de type R + 2."

Des négociations ont été menées et ce prix de 270 000 € a donc été accepté.

Pour Baptiste Leroy (Ecolo), "ce projet est bien la preuve qu’un autre avenir était possible pour le Manoir". Il faisait ainsi allusion à la vente de l’ancien home du CPAS rue du Bois blanc, site sur lequel un Aldi va s’implanter. Ecolo était tout à fait contre ce projet Aldi.

Christian Brotcorne lui a répondu que le montant de la vente du Aldi, à savoir 1,29 million, aurait de toute façon été trop onéreux pour le médecin français et que ce dernier était en plus arrivé en tant que demandeur pour un home après la vente du Manoir seulement.

L’ancien bourgmestre met en avant plusieurs avantages concernant la création d’un home pour personnes handicapées à deux pas du centre-ville. "D’abord, ce projet répond à un besoin en Région wallonne, car il existe des manques à propos de l’accueil des personnes handicapées quand elles deviennent adultes, assure Christian Brotcorne. Et puis, l’intérêt pour la commune, c’est l’emploi. On parle de la création de 60 à 75 postes. Il s’agira d’emplois de proximité, qualifiés et peu qualifiés. Sans compter que ça va générer des emplois indirects et de la clientèle pour des commerces comme la boulangerie par exemple."

Mais l’emploi sera-t-il bien réservé à des gens du coin ? Steve Abraham (PS) se pose la question. Le concepteur du projet ne sera-t-il pas tenté d’amener du personnel français ? Voire des résidents français ? C’est fort possible, mais Christian Brotcorne estime que des Leuzois seront aussi susceptibles d’être engagés.

Nicolas Dumont (Idées) a précisé que la vente n’englobait pas le fameux parking cabossé situé à front de rue. Toujours au niveau de la mobilité, le personnel du futur home se garerait directement sur le site à l’arrière et non sur le parking à front de rue.