Rose (prénom d'emprunt) et son ancienne amie se sont véritablement crêpé le chignon pour une histoire de clés dans l'entité de Péruwelz. Le jour des faits, la prévenue de 44 ans a dérobé le sac de la victime, en pleine nuit, dans le seul but de restituer des clés à son ex-compagnon. "Il voulait les récupérer, cela faisait plusieurs mois qu'il les réclamait", a-t-elle déclaré à la barre du tribunal correctionnel de Tournai ce mardi après-midi.

A l'arrivée des services de police, ils ont constaté que la victime avait de nombreux hématomes sur le visage et son t-shirt semblait déchiré. Selon un témoin et la blessée, Rose s'est précipitée sur la victime en lui donnant des coups de pied, en la giflant et en la tirant par les cheveux afin de dérober le sac. "D'après les explications du dossier, il s'agissait d'une vraie scène de violence. Une touffe de cheveux a même été retrouvée sur le sol", a expliqué le représentant du ministère public.

"Ce qui est fait, est fait"

"Je reconnais avoir donné une gifle et tiré ses cheveux après qu'elle a insulté ma fille. Toutefois, je n'ai jamais mis la victime dans l'état dont on le décrit". Une peine de trois ans de prison avec sursis a été requise. Sans conseil pour se défendre, Rose a sollicité un sursis. "Ce qui est fait, est fait", a poursuivi Rose s'en prendre conscience de la gravité de ses actes.

Pour conclure, la prévenue a tenu à confirmer sa version des faits. "C'est certainement la victime qui a profité de la situation pour m'accuser. Elle a elle-même proclamé vouloir toucher des dommages et intérêts". Le jugement sera prononcé le 18 août.