Ecolo Picardie a diffusé via les coprésidents régionaux, Hélène Wallemacq, Esther Ingabire et Louis Mariage un communiqué faisant intervenir plusieurs mandataires du parti à propos de la fermeture annoncée des guichets de plusieurs gares de la région (Lessines, Leuze, Péruwelz et Silly).

Le communiqué indique qu’Ecolo demande un moratoire sur les décisions prises par le conseil d’administration de la SNCB de fermer des gares et que le ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet, a communiqué à la SNCB sa désapprobation face à la décision de fermeture de nombreux guichets prise par le CA de la SNCB.

"Le ministre de la Mobilité a officiellement demandé au Conseil d’administration de revoir cette décision et de corriger le tir suivant quatre balises. Pour Ecolo Picardie, c’est absolument indispensable que la SNCB revoie sa copie", affirme Laurent Agache, député wallon.

Les écologistes soulignent que pour eux, les missions de service au public et d’accompagnement de tous les voyageurs sont essentielles.

"C’est une évidence, une gare doit rester un lieu de vie et de rencontres, accessible à toutes et à tous ! Les personnes plus âgées ou plus fragiles doivent aussi pouvoir prendre le train facilement pour se déplacer librement", insiste Yves Wuilpart, échevin à Péruwelz.

Confirmant cette position, le ministre a adressé dès ce lundi un courrier officiel à l’attention de l'administratrice générale de la SNCB, demandant que le Conseil d'administration revoie sa décision de manière fondamentale, et notamment en demandant un moratoire sur toutes les fermetures de guichets de gare et la garantie pour chacun d’avoir accès à une salle d’attente chauffée. Le souhait est aussi de veiller à lutter contre la fracture numérique au bénéfice notamment des personnes âgées et des publics les plus fragiles afin de faciliter l’achat de tickets de train ou d’avoir accès à des informations.

Les gares doivent être des lieux de vie où différents services peuvent se croiser, ce qui peut faire l’objet d’un beau projet qui allie les services publics et d’autres services à la population.

"Ces balises devront être respectées par la SNCB, c’est une condition sine qua non pour une mobilité renouvelée dans laquelle le train doit prendre une plus grande place. Nous suivrons ce dossier de très près au parlement", conclut Marie-Colline Leroy, députée fédérale.