Tournai-Ath-Mouscron Les collectifs citoyens s’opposent aussi à la suppression de la drève des tilleuls malades que le parc Pairi Daiza doit abattre.

Comme annoncé dans une récente édition, le parc Pairi Daiza a introduit une demande de permis auprès de la commune de Brugelette en vue d’aménager un nouveau parking pour ses visiteurs tout en procédant à l’abattage d’arbres malades bordant la drève du Grand Chemin.

Alors que l’enquête publique se clôture déjà ce 24 avril, le service urbanisme de la commune n’avait reçu, hier, aucune lettre de réclamation. Un fait d’autant plus étonnant que le projet avait enflammé dès son annonce les réseaux sociaux. Via un communiqué, les collectifs citoyens du Pays vert - Brugelette et de Gibecq viennent néanmoins de s’exprimer sur la question.

Ces derniers se montrent inquiets par rapport à la dimension du futur parking qui verra le jour dans la partie haute de la rue de l’Abbaye, de l’autre côté des aires de stationnement existantes.

"Un parking de 12 500 places, c’est disproportionné et cela pousse encore et toujours à un accès au parc en voiture avec toutes les nuisances pour la région. À titre comparatif, Disneyland Paris qui draine environ cinq fois plus de visiteurs, dispose de 11 200 places de parking. Évidemment, le parc d’attraction de Marne-la-Vallée possède de nombreux parkings de délestage auprès des gares RER avec des navettes de bus. Il ressort également des statistiques que près de 1/3 des visiteurs de Disneyland Paris s’y rendent en train", argumentent les collectifs.

Plaidant en faveur d’autres formes de mobilité pour se rendre à Pairi Daiza (train, bus vélo), ces derniers s’opposent au doublement de l’offre actuelle de parking du parc qui, selon leurs calculs, entraînera l’artificialisation de 37 hectares supplémentaires de terres agricoles.

"Il est faux de dire que l’on va bétonner 12 000 places de parking. Le futur parking fera 8 000 places, le reste est une prairie qui servira de zone de délestage durant les jours de grande affluence. Celui-ci réglera, en outre, le problème du stationnement sauvage qui gênait les riverains", réplique-t-on du côté de Pairi Daiza.

En ce qui concerne l’abattage de la drève des tilleuls, trop malades que pour être sauvés, les collectifs insistent sur le fait que celle-ci fait partie de l’histoire de l’abbaye de Cambron-Casteau et qu’elle apporte un élément irremplaçable au paysage qui l’entoure. "Là encore, nous nous opposons fermement à sa disparition qui priverait le domaine d’une partie de son passé et de sa majesté. Voilà pourquoi nous demandons que cette drève soit maintenue avec de nouveaux tilleuls plantés au même endroit."