Tournai-Ath-Mouscron La filière baptisée Re plic verra le jour sur le site du port autonome de Pecq.

Les déchets de plâtre seront, à terme, pris en charge de manière innovante par l’intercommunale Ipa lle , afin de fournir du matériau de qualité sur base d’un principe d’économie circulaire locale.

L’installation de recyclage mise au point par la future société Re p lic , dont l’acte de naissance a été signé par le directeur général d’ Ipal l e , Gonzague Delbar, et la présidente de celle-ci, Ludivine Dedonder (PS), permettra de récupérer du plâtre de qualité à réinjecter dans des cimenteries locales notamment.

"Il s’agit d’une première en Europe" , s’est félicité Laurent Dupont, actuel secrétaire général de l’intercommunale.

"La particularité du projet se situe dans l’arrangement successif des outils permettant de récupérer le plâtre. Le gyproc ou le torchis contiennent des contaminants dont il faut se débarrasser, tels que le sulfate. Notre système permet de récupérer un plâtre de qualité, dont la pureté est nécessaire pour qu’il soit réinjecté auprès d’industries cimentières ou pour reproduire de nouvelles plaques de plâtre."

Le matériau d’origine sera donc broyé puis travaillé pour arriver à ce résultat final.

Les déchets de plâtre récupérés par Ipa lle ne suffiront cependant pas à rentabiliser l’entreprise. "C’est pourquoi il est nécessaire de s’associer à des partenaires privés pour traiter du plâtre en plus grande quantité."

Re plic verra le jour grâce à un partenariat entre Ipa lle et divers acteurs privés comme Du four et Su ez . La société devra s’installer sur le port autonome de Pecq, lieu stratégique de mobilité, avec l’accès à la voie fluviale permettant de communiquer avec le reste de la Belgique et le nord de la France.

"Les bâtiments ont été ébauchés afin de limiter les nuisances liées au broyage en termes de bruits et de poussière" , a tenu à rassurer le secrétaire général. Les travaux de ce nouvel outil devraient débuter au printemps 2020.