Windvision veut implanter six éoliennes. L’enquête publique débute bientôt

ESTAIMPUIS La société Windvision, basée à Chypre, craint-elle à ce point une opposition houleuse contre son projet de parc éolien sur la commune d’Estaimpuis qu’elle n’ose même pas l’évoquer sur son site Web ? En tout cas, l’enquête publique en vue d’installer six éoliennes de part et d’autre de l’autoroute E 403, à hauteur de Néchin, Estaimbourg et Saint-Léger, s’ouvre le 17 septembre, et sera clôturée le 17 octobre. Le dossier comprenant l’étude d’incidences est disponible à la commune. Du côté du collège, “nous présenterons notre position après la fin de l’enquête publique”, lance le maïeur, Daniel Senesael (PS).

Par contre, l’USC se positionnera ce lundi lors d’une réunion et elle la communiquera dans les jours qui suivent. Et comme le PS est en majorité absolue à Estaimpuis et que le collège ne communiquera pas, l’exercice relèvera un peu de la schizophrénie.

Et pour rester dans ce thème de la schizophrénie, le groupe Écolo d’Estaimpuis fait fort en se positionnant contre le projet, notamment parce qu’il est porté par une société basée à Chypre. Si Ecolo juge mauvais le système des certificats verts, ils savent à qui ils peuvent s’adresser. Le ministre de tutelle n’est-il pas des leurs ? Et puis, la problématique de la réduction des gaz à effet de serre n’est-elle pas mondiale ? D’ailleurs, à Tournai, Écolo n’avait pas jugé bon de relever l’élément chypriote quand ils se sont positionnés sur le projet éolien d’Esplechin de Windvision.

Là où tout le monde s’accorde, c’est pour dire au ministre Philippe Henry (Écolo donc) qu’il est temps de sortir le cadre de référence en matière d’implantation de parcs éoliens. L’attente est suspecte... À croire que le lobby éolien fait le forcing afin que le cadre ne sorte pas des cartons car il lui serait défavorable.

Les opposants apolitiques, eux, se sont regroupés au sein d’une ASBL qui se targue de regrouper 250 foyers. Mais seules quelques dizaines de ces ménages seraient estaimpuisiens… À noter enfin qu’un riche patron français, installé à Néchin, aurait engagé du personnel pour contacter les Estaimpuisiens afin qu’ils s’opposent au projet éolien.



© La Dernière Heure 2012