Tournai-Ath-Mouscron Pierre Lejeune, échevin de la Culture, veut dépassionner le débat et aller de l’avant !

De tout temps, la Culture en milieu rural est un sujet pour le moins sensible. Parce que l’expression culturelle est multiple et que la mise en œuvre d’une politique d’éveil à l’art est toujours trop coûteuse.

" Dans ce domaine, dans ces domaines devrait-on dire, il est difficile de contenter tout le monde. Car chacun estime que l’on pourrait toujours faire plus et mieux ", reconnaît d’emblée l’échevin de la Culture de l’entité de Celles.

Récemment entré en fonction, le Pottois n’a pas eu la tâche facile lorsqu’il a fallu pallier la mise en retrait de l’ASBL Etin-Celles jusqu’alors très active dans l’animation socio-culturelle de l’entité rurale.

" Cela fait 20 ans que nous œuvrons ardemment pour promouvoir la Culture, en proposant des stages et des ateliers qui répondent aux attentes de la population ", précise Annie Favarcque, présidente d’Etin-Celles.

" Nous ne sommes plus toutes jeunes et les aléas de l’aventure culturelle nous ont parfois découragées ", ajoute-t-elle en souriant à l’adresse de ses acolytes qui, comme elle, éprouvent le besoin de souffler un peu.

Quelles que soient les frictions qui ont pu opposer les uns et les autres par le passé, aujourd’hui, il y a bien un point de vue sur lequel tous sont d’accord.

" La Culture doit jouer un rôle essentiel d’éducation permanente " , reprend Pierre Lejeune.

" Si l’on néglige la découverte et le partage de l’expression artistique, on se prive de la plus belle occasion de promouvoir le vivre ensemble ", résume l’échevin cellois qui se veut aussi rassurant.

" Pour la nouvelle saison culturelle, la quasi-totalité des ateliers reste d’actualité. C’est désormais à Gwendoline Debaisieux que nous avons confié la coordination et l’animation des activités depuis la rentrée de septembre ", souligne-t-il, en se référant à la brochure d’informations que tous les Cellois ont reçue dans leur boîte aux lettres dernièrement.

Pas de crainte à avoir

Si la nouvelle saison est désormais prise en charge par la bibliothèque et le service culturel, l’ASBL Etin-Celles n’a pas pour autant cessé toute activité. "Nous proposerons encore ponctuellement des stages, comme celui de taketina, une méthode ludique d’intégration du rythme qui associe la voix et le corps au son du tambour", explique Annie Farvacque.

"Notre équipe assure aussi la continuité de l’atelier couture, du moins jusqu’en fin d’année. Car, au-delà, le plan de cohésion sociale, qui alimente cette activité, arrive à son terme," souligne dubitative la présidente.

"Pas de crainte à avoir, l’atelier poursuivra sa route en 2020, je m’y engage", rétorque Pierre Lejeune qui s’est également préoccupé de la pérennité du projet à vocation sociale.

Seuls les ateliers de cuisine sont pour l’instant en suspens.

"Nous souhaitions associer les restaurateurs de l’entité à cette activité culinaire qui a toujours rencontré un franc succès . Mais, par manque de temps, ce projet n’a pas encore pu se concrétiser. J’espère quand même que pour les fêtes de fin d’année la spécialiste du foie gras local sera derrière les fourneaux", conclut, le sourire en coin, l’échevin de la Cul

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Pour en savoir plus :

http://www.celles.be/fr/vie-administrative/service-culturel/index.htm