Initialement recalé par l'opposition et Anne Debouvrie, le PCS cellois a bénéficé de l'absence de cette dernière et de deux conseillers de l'opposition pour être approuvé.

Deux points à l'ordre du jour du conseil communal de ce lundi, à Celles : l'approbation du Plan de cohésion sociale (PCS) 2020-2025 et l'approbation du procès-verbal de la séance du 7 mai dernier.
C'est d'ailleurs lors de cette séance que le PCS avait été rejeté par les huit conseillers de l'opposition, rejoints par l'électron libre : Anne Debouvrie.
9 voix contre, 8 voix pour : le PCS devait être revu avant le 1er juin, date butoir pour rentrer le projet.

Lors de cette séance extraordinaire du conseil communal, le PCS proposé au vote n'avait pas bougé d'une ligne.
"Lors de la présentation, début mai, le PCS semblait bon mais n'a pas été accepté", a rappelé Michaël Busine (Cel'Avenir), président du CPAS et chargé du PCS.
L'opposition Objectif Citoyen souhaitait y voir inclure les ateliers de l'ASBL Etin-Celles, mais ceux-ci ne respectaient plus, en l'état, les critères pour intégrer le PCS.
"Nous avions insisté sur le fait que nous reprendrions les activités de l'ASBL sur fonds communal dès le 1er janvier 2020, pour assurer une continuité", a défendu Michaël Busine dans une allocation ressemblant davantage à une plaidoirie.

Jean Delestrain (Objectif Citoyen) n'a que peu apprécié les accusations du président du CPAS.
Il a prévenu que son groupe aurait pu "se lever et ne pas faire passer le PCS", puisque le quorum nécessaire à la délibération au conseil communal n'aurait plus été rencontré.
Une menace qui n'a toutefois pas été réalisée. "On n'a jamais été contre le PCS. Il faudrait être idiot pour dire qu'on ne veut pas du PCS en tant que conseiller", s'est-il emporté.

À huit voix favorables contre six abstentions, le Plan de cohésion sociale 2020-2025 a donc été approuvé.
Mais l'ambiance qui a régné durant les quelque 20 minutes de séance ne laisse rien présager de bon pour la suite.