Un des objectifs de cette intelligence est d’améliorer la qualité de vie

L’Eurometropolitan e-Campus a fait sa rentrée académique. Au programme de sa conférence de rentrée, un domaine qui ne cesse de se développer : l’intelligence artificielle (IA).

Plusieurs experts se sont donc succédé pour dresser le portrait de l’intelligence artificielle. "C’est comme si on installait votre cerveau sur une machine" , explique Jean-Paul Pinte, de l’Université de Lille.

Il est nécessaire de l’apprivoiser, selon Thierry Dutoit, professeur à l’UMons. "La technologie va être tellement partout qu’on ne peut pas s’en détourner. Il faut que les gens comprennent ce qu’est cette intelligence artificielle."

Si celle-ci se confronte cependant à certaines limites, les robots frappent déjà bel et bien à nos portes. De là à menacer l’être humain ? "Non, les robots sont là pour aider les humains, pas pour les surpasser. L’entraide entre une machine et l’humain, c’est imbattable", indique Hervé Bourlard, professeur à l’Université de Genève et à la Haute école polytechnique de Lausanne.

L’objectif est alors de parvenir à améliorer la qualité de vie. "Par exemple, pour traiter un cancer, on essaie des combinaisons de traitements parmi 2.000 médicaments. On laisse faire le hasard. Mais est-ce que la machine ne peut pas aider à trouver la formule la plus adéquate ?"

La médecine n’est pas le seul domaine dans lequel l’intelligence artificielle peut s’avérer précieuse. Mais dans de telles circonstances, "autant que les robots servent à quelque chose", conclut Hervé Bourlard.