De nombreux dangers guettent le bébé durant les premières semaines de son existence.

Sur base des statistiques, le taux de mortalité des bébés pandas durant les premiers mois n’est pas négligeable. Le pourcentage de décès est de l’ordre d’environ 20 % et presque aussi aléatoire que les chances de reproduction chez les spécimens adultes.

Voilà pourquoi au sentiment de joie immense qui habite les responsables du parc Pairi Daiza au lendemain de cet heureux événement se mêle la crainte de perdre à tout moment le petit joyau de Hao Hao.

Les meilleurs soins lui sont prodigués afin qu’il puisse surmonter les dangers susceptibles de le fragiliser, voire de provoquer une issue fatale.

Dans les prochains jours, la première préoccupation des soigneurs sera de veiller à ce que le bébé panda s’alimente correctement et prenne des forces pour affronter la vie. "Le fait que son poids se situe dans la fourchette élevée constitue déjà en soi un paramètre très positif. Il n’a pas non plus été rejeté par sa mère, ce qui est aussi pour nous rassurer. Il faut à présent croiser les doigts pour que Hao Hao poursuive sur sa lancée et allaite sa progéniture. Dans le cas contraire, le bébé sera nourri au biberon avec son lait ou un lait artificiel au cas où elle se montrerait réticente", indique Tim Bouts, directeur zoologique.

En comparant la différence de morphologie entre la maman panda et son petit, le risque d’un accident n’est pas non plus à exclure.

D’autant que les pandas ne sont pas réputés pour leur agilité et leur adresse. Écraser son petit involontairement, le laisser tomber de sa gueule ou appuyer un peu trop fort avec ses crocs sont autant de situations qui peuvent occasionner au bébé panda des blessures mortelles. "Bien que cela soit valable pour tous les animaux qui viennent de naître, le petit panda n’est pas non plus à l’abri d’une infection bactérienne."