Le projet de l’entreprise Taveirne a été présenté ce jeudi soir aux citoyens

Une vingtaine de personnes a assisté à une réunion publique ce jeudi soir dans le cadre d’un projet d’élevage porcin de la société Taveirne, pour son site de Neuve-Eglise à Warneton (voir ci-contre). Le bureau DLV va réaliser l’étude d’incidences sur l’environnement.

"Nous avions présenté en juin 2015 une présentation sur la rénovation complète sur plusieurs sites de l’entreprise Taveirne. Le projet du chemin des Alots à Comines-Ten-Brielen et celui du Petit pont à Ploegsteert continuent leur processus", indique Eric Gosselain, gérant du bureau d’étude DLV. "Concernant le site de la route de Neuve-Eglise à Warneton, le demandeur a stoppé sa demande de permis telle que prévue initialement. La raison principale est financière. La production de porcelets n’est économiquement plus viable. Taveirne a ainsi décidé d’arrêter cette activité-là."

Le projet prévoit la transformation des deux maternités qui ne sont plus aux normes et de créer une troisième porcherie. La capacité du site passerait de 1.400 truies, 3.360 porcelets et 400 cochettes à 11.880 porcs. Les demandeurs veulent aussi installer, comme sur ses deux autres sites, des laveurs d’air pour réduire les nuisances olfactives.

La lassitude gagne les citoyens face aux nombreux projet d’extension d’élevage porcin et avicole sur l’entité de Comines-Warneton. "Des laveurs d’air, oui. Mais d’un autre côté, on va doubler le nombre de porcs. Les nuisances vont elles aussi doubler", lance Christian. "Cela signifie donc deux fois plus de lisier, deux fois plus d’aliments, deux fois plus de charroi..."

"Nous serons encore roulés dans cette affaire" , soupire Joël. "Dans 10 ans, on se retrouve encore ici pour un autre agrandissement. Car le prix du porc se sera à nouveau écroulé. Nous allons devoir ressortir nos mouchoirs. Nous avons déjà assez de porcheries sur l’entité. Ce sont quasiment des zonings industriels. Alors qu’il y a une demande vers le bio. Pourquoi personne ne s’oriente vers cette nouvelle voie ? Cela serait plus profitable pour notre région."

"Les demandeurs ne sont pas là", regrette encore un citoyen. "J’aimerais connaître l’intérêt du projet. Cela va faire disparaître les entreprises familiales qui peuvent encore exister aujourd’hui. Ce type de projet devrait presque se retrouver dans des zonings industriels."

"À chaque projet, nous l’étudions. Nous faisons en sorte qu’il n’aboutisse pas. Ou du moins dans des proportions raisonnables", indique encore Christian. "Ici, on vient toujours avec des proportions gigantesques. Ca ne va pas. Il faudrait que les autorités régionales prennent enfin une mesure pour Comines-Warneton et l’on n’arrête de délivrer toutes ces autorisations. Comines-Warneton ne doit pas être le dépotoir de la Wallonie. Je crois qu’il y a suffisamment de cochons chez nous et que nous pouvons en rester là."

Les citoyens peuvent remettre leurs remarques au collège jusqu’au 31 décembre.

Laurent Dupuis