Ces dernières semaines, tous les yeux sont rivés vers l'Ukraine où, le pays vit ses pires heures. Alors que des bombardements s'intensiffient dans les principales villes, plus de 650 000 réfugiés ont déjà quitté l'Ukraine face à l'acharnement de la Russie. Ce conflit qui se trouve à nos portes, aura sans aucun doute des conséquences dramatiques sur notre quotidien.

Même si l'idée de partir en vacances est tout à fait dérisoire par rapport à ce conflit, les agences de voyages commencent à constater un sentiment de panique auprès de la population. "L'Ukraine n'a jamais été une destination phare" indique l'agence BT Holidays à Lessines. "A contrario, la Russie était très convoitée par nos clients, notamment pour des croisières, des circuits ou encore des citytrips".

"Voyant que la guerre entre les deux pays s'accentue, les personnes commencent sincèrement à paniquer. Les clients posent énormément de questions. Ils ont peur ne pas pouvoir partir au sein des pays voisins comme la Turquie ou craignent de rester bloquer".

Depuis ce lundi, l’espace aérien belge est fermé aux avions en provenance de Russie. Le ministère belge des Affaires étrangères a également fait savoir que "tout voyage dans l’ensemble de la Fédération de Russie est déconseillé". Car même si les voyages en Ukraine ou en Russie peuvent être annulés grâce à l'assurance annulation, ce n’est pas le cas pour les autres destinations. "Si la situation ne s'arrange pas, il est possible que le ministère prenne aussi des mesures concernant les pays limitrophes dans les semaines à venir. Pour l'instant, même en mentionnant le conflit russo-ukrainien, il est impossible d'annuler un séjour vers laTurquie par exemple".

Un nouveau coup dur pour les agences de voyages

Après la crise sanitaire, les agences de voyages sont aujourd'hui confrontées à une autre problématique. Même si cette semaine de carnaval est un vrai succès pour l'agence BT Holidays, elle pense que si cette situation conflictuelle perdure dans le temps, cela aura un impact conséquent sur le secteur du tourisme. "La population va avoir peur de voyager vers les pays proches de l'Ukraine ou de la Russie. De plus, cette guerre engendre déjà une augmentation des prix. Les citoyens belges vont donc certainement privilégier d'autres activités beaucoup moins coûteuses que les voyages", conclut l'agence située à Lessines.